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À NOS ABONNÉS ET À NOS AMIS

Bulletin Pyrénéen n° 127 - Janvier - Février 1915

Toujours dans le cadre de la célébration du centenaire de la Grande Guerre, nous poursuivons la lecture du Bulletin pyrénéen.

Dans les termes les plus aimables, beaucoup de nos lecteurs ont eu la bonne pensée, qui nous a profondément touché, de nous encourager à maintenir la publication de notre BULLETIN PYRÉNÉEN. De tous côtés on nous félicite d’avoir tout osé pour assurer cette continuation au moment où, seul dans la presse spéciale, nous avons réussi, par ce moyen, et malgré les difficultés de la crise que nous traversons, à resserrer les liens d’amitiés entre toutes nos Sociétés d’Excursionnistes et nos Sections pyrénéennes du C.A.F..
Merci à nos fidèles amis pour leurs chaleureux encouragements. Ils nous attestent que le sentiment qui nous anime est partagé par tous ceux qui comprennent la valeur de notre publication régionale et les services de tout genre qu’elle est appelée, plus que jamais, à rendre.
De plus en plus, nous nous efforcerons de faire de notre cher Bulletin la chose de tous. Nous accueillerons avec reconnaissance tous les renseignements que l’on voudra bien nous fournir sur nos collègues présents aux armées. Surtout qu’on nous raconte ce qui concerne les prisonniers, les blessés et nos glorieux morts, membres de nos Sociétés pyrénéennes.
Ne poursuivons-nous pas encore notre œuvre en montrant à tous que l’amour et la fréquentation de nos montagnes ont été l’occasion, pour nos chers collègues, d’enrichir le trésor de leurs forces morales et physiques, mises avec un dévouement sans bornes au service de notre mère commune : la Grande France ?
À sa place, et pour une part bien modeste, mais dont nous sommes fiers, est-ce que notre BULLETIN PYRÉNÉEN ne peut pas contribuer à renforcer l’union sacrée de tous nos compatriotes et à maintenir, dans nos régions, le goût des excursions si indispensables pour préparer une âme robuste et saine aux jeunes qui nous suivent ?
Ce vaste et utile programme a été compris de tous nos lecteurs. Après avoir obtenu leur concours moral, nous insistons maintenant afin de pouvoir vivre de leur concours matériel. Pour jouer notre modeste rôle dans la France dont la poussée victorieuse nous fait entrevoir de nouvelles destinées, il nous faut des ressources. Nous invitons donc tous nos abonnés, ainsi que les trésoriers de nos Sociétés, à nous adresser sans délai le montant de leur abonnement pour 1915, soit 3 francs pour la France et 4 francs pour l’étranger. Qu’on nous évite les correspondances inutiles et la majoration des frais de recouvrement. Il est impossible qu’on laisse périr notre BULLETIN. Régler au plus vite ce bien modique compte, c’est le seul moyen de nous permettre d’assurer désormais l’existence de notre organe. Nous comptons que ce pressant appel à la bonne volonté de chacun sera entendu au plus tôt.
Il importe aussi de nous aider à trouver de nouveaux amis et collaborateurs. Ce sera nous donner la preuve qu’on ne veut pas nous laisser seul à la tâche et que nos efforts fidèles provoquent la sympathie effective de ceux qui en sont témoins.
Jamais les vœux que nous formons n’auront été plus sincères.
Que la France, dont le triomphe est assuré dès aujourd’hui, retrouve bientôt ses frontières de 1870 et qu’elle reprenne dans le concert des grandes Nations la grande place qui lui est digne.
Que tous ceux qui, parmi nos lecteurs, ont des êtres aimés sous les drapeaux, les retrouvent à la conclusion de la paix de 1915, plus forts et plus prêts que jamais à servir la Patrie triomphante, qu’un élan inouï va jeter dans une activité radieuse et inlassable.
Et que tous ceux qui, parmi nos amis, ont là-bas, dans un coin perdu de l’Alsace, de la Belgique ou des régions encore envahies, une tombe doublement sacrée, puisent dans leur immense douleur la joie mystérieuse et la fierté civique d’avoir scellé du sang des leurs leur amour pour la Patrie. Parmi toutes les autres, la France n’a-t-elle pas le plus de droits à tous les sacrifices, puisque son âme est faite de toutes les noblesses et de toutes les grandeurs sans lesquelles il ne vaut pas la peine de vivre ?

Alphonse Meillon

La paix de 1915 …, il faudra l’ attendre encore presque quatre ans !

Les offensives des belligérants sur le front ouest,
La stabilisation du front,
Chaque camp se prépare à un conflit qui va durer.






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