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Vient de paraître

LE CLUB ALPIN FRANÇAIS DE TOULOUSE

Santiago Mendieta
Éditions Privat
Date de parution : 12 janvier 2017


Voici, en un fort volume de 300 pages, l’histoire du club alpin de la ville rose, fondé en 1876 comme section des Pyrénées centrales du Club Alpin Français.

De ses débuts balbutiants et difficiles au grand club d’aujourd’hui, fort de 2600 membres, cette histoire est riche, marquée par de fortes personnalités, depuis les « savants » de la première heure (M. Gourdon, E. Trutat, E. Belloc) jusqu’aux grands pyrénéistes de notre époque (L. Audoubert) en passant par Jean Arlaud et son Groupe des Jeunes ou Pierre Soubiron.

L’œuvre du club est importante, au niveau des refuges notamment, et dans la formation et l’encadrement, de même que dans la publication.

Le livre de Santiago Mendieta est abondamment illustré et beaucoup de clichés sont peu connus ou inédits, ajoutant un très grand intérêt documentaire à ce panorama très complet de la vie d’un club de montagne sur une période de 140 ans.


LE CURÉ D’ALMUNIACED

José Ramón Arana
Traduit de l’espagnol par Charles et Monique Mérigot
Éditions de la ramonda et Gara d’edizions


« Le curé d’Almuniaced », de l’auteur espagnol José Ramón Arana, a reçu ce 14 mai à Saint-Lary le Prix Transfrontalier décerné par le salon du livre pyrénéen d’Aure et de Sobrarbe. Écrit en 1950, ce livre n’avait jamais été traduit en français. Les éditions de la Ramonda viennent de combler ce vide et depuis sa parution cette première édition française connaît un succès mérité auprès des lecteurs.
 
Le roman se déroule dans le centre de l’Aragon, dans un village des Monegros. Durant la guerre civile, Mosén Jacinto, un prêtre de village, voit se succéder les combattants de tous les camps qui s’affrontent. Refusant de fuir son village, restant fidèle à ses paroissiens, il a à cœur de les défendre sans vouloir choisir son camp. Ses certitudes, ses doutes, sa révolte contre l’inutilité de la guerre et son engagement pour la paix révèlent un personnage complexe, cultivé et attachant.
 
96 pp, format : 13 x 21 cm, broché. 14 euros
Pour en savoir plus, consulter le site des éditions de la ramonda.
 

Mis en ligne dimanche 15 mai 2016


CIMES PYRÉNÉENNES : GALERIES DE PORTRAITS

Patrice de Bellefon
Éditions Cairn


Ce nouvel ouvrage de Patrice de Bellefon ne ressemble pas aux autres ; en effet, il s’agit de la reproduction de douze dessins au crayon qui nous révèlent les talents artistiques de ce grand guide, talents qu’une exposition récente a mis en lumière.

Ces portraits de grands sommets (Ansabère, Ossau, Balaïtous, Vignemale, Marboré, Munia, Mont-Perdu, Crabioules, Aneto, Valier) sont très précis (on pense un peu aux dessins de Maurice Gourdon) et nous révèlent l’anatomie fine des sommets représentés ; c’est évidemment le signe d’une grande proximité, familiarité devrions-nous dire, avec ces cimes que Patrice fréquente depuis si longtemps, et en même temps d’une grande humilité, l’artiste s’effaçant en quelque sorte devant son modèle.

Le portfolio publié par les éditions Cairn comprend donc douze dessins et un texte de présentation. Il est imprimé sur un beau papier couché 200 grammes et incorporé dans une chemise à rabats. Le tirage est limité à 150 exemplaires numérotés et signés.

Éditions Cairn, 2016, format 24x30 cm. 80 euros.
 



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Bon de commande
Cimes pyrénéennes

ÉLOGE DU GRENIER
Voyage au pays des livres

Claude Dendaletche
Éditions Espaces d’altitude


Il est très peu question des Pyrénées dans ces 159 pages élégamment imprimées sur beau papier, et pourtant tous les amateurs de livres pyrénéens devraient lire cet ouvrage. Il leur parle en effet de leur passion pour la chose imprimée, dans un style décontracté, un peu comme si un ami se racontait au cours d’une conversation. C’est que l’auteur a adopté un ton très personnel et, pour nous parler des livres, des libraires, des bibliophiles, des salles de ventes, des salons et de bien d’autres choses, il a choisi de nous faire part de son expérience et de nous livrer beaucoup de son parcours personnel. Le résultat est évidemment très attachant et tous ceux qui « traquent » le livre, ancien ou pas, retrouveront des fragments de leur vie bibliophilique et reconnaitront immanquablement certains épisodes ou personnages, ce qui leur procurera une proximité peu commune avec ce livre et son auteur.

« J’ai voulu tracer ici un vaste panorama du monde complexe des livres, de leurs voyages parfois étranges de collections privées en bibliothèques prestigieuses, de l’univers singulier et pittoresque des hommes du livre : collectionneurs, courtiers, bouquinistes, libraires. » Cette phrase, extraite de l’avant-propos, résume parfaitement l’esprit de ce livre sur les livres.

Merci Claude, pour les bons moments que vous nous permettez de passer à vous suivre dans votre « chasse aux trésors ».

G.R.

Éditions Espaces d’altitude. 2016, broché, 159 pages. 20 euros.

Pour commander l’ouvrage, s’adresser à l’auteur :
Chemin du moulin d’Olha
64250 Cambo
courriel : cl.dendaletche@orange.fr


TUQUEROUYE
BALCON DU MONT-PERDU

Gérard Raynaud
Éditions Monhélios
Paru en novembre 2015


Parfaite illustration des beautés de la haute montagne pyrénéenne, la brèche de Tuquerouye, d’où se dévoile subitement et théâtralement pour celui qui arrive par la France, la vue sur le lac gelé et les imposantes faces nord du Mont-Perdu et du Cylindre du Marboré, constitue un site exceptionnel à plus d’un titre : géologique, géographique, naturaliste, historique…
Depuis les premières visites – mémorables – de Ramond de Carbonnières en 1797 jusqu’aux milliers de montagnards qui y accourent chaque année de nos jours, en passant par l’aventure extraordinaire et mouvementée du refuge construit en 1890 par le Club alpin français au milieu de sa brèche, il a vécu des heures brillantes, exaltantes, sombres et tragiques également.
C’est cette histoire hors du commun que Gérard Raynaud explore, entraînant le lecteur à la suite et à la découverte de ceux qui ont fait Tuquerouye.

Pour en savoir plus, consulter le site de l’éditeur.

Mis en ligne vendredi 20 novembre 2015


ALPHONSE MEILLON
Un viaje por el Alto Aragón
Un voyage en Haut Aragon

Textes de Ramón Lasaosa Susín
Edition : Diputación provincial de Huesca


L’essentiel du voyage relaté dans le manuscrit publié aujourd’hui ayant eu lieu en Aragon, les autorités de la région ont eu l’excellente idée de publier ce très bel ouvrage, magnifiquement illustré et imprimé. Ce fut évidemment Ramon Lasaosa, qui travailla beaucoup dans le fonds iconographique du Musée pyrénéen de Lourdes, qui fut chargé de cette édition. La partie centrale du livre correspond à un fac-similé du manuscrit, illustré de photos et dessins originaux, et dont la calligraphie de Meillon est parfaitement lisible. Les connaisseurs de la bibliographie savent que l’on peut lire dans l’Annuaire du CAF de 1889, sous le titre : Huit jours à travers monts, un récit de ce voyage et que dans les numéros 12-14 du Bulletin pyrénéen (1898-1899), on pouvait aussi lire : Un raid en Aragon. Notes de courses. Ce dernier texte avait donné lieu à un tirage à part chez Garet, à Pau, en 1899. Une édition bilingue de ce texte occupe la fin de l’ouvrage tandis que le début publie une bonne présentation de l’œuvre d’Alphonse Meillon.

Ajoutons que ce livre subventionné et édité par une entité culturelle soucieuse de défendre et d’illustrer l’Aragon par le livre est vendu au prix très modeste de 20 euros !

Pour plus d’informations ou pour visualiser des extraits du livre, consulter le site internet de la Diputación Provincial de Huesca.

Distribué en France aux éditions de la Ramonda : commande en ligne ou édition du bon de commande sur le site de l’éditeur.

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Fac-similé du manuscrit

C.D.

Mis en ligne vendredi 20 novembre 2015


CAUTERETS
CHRONIQUES DU VILLAGE OUBLIÉ

Marie-Paule Mengelle
Éditions Monhélios
Paru en septembre 2015


Des ouvrages sur Cauterets, il en existe de nombreux, mais celui de Marie-Paule Mengelle est original parce qu’il aborde sous forme de chroniques la formation, le développement du village initial, aujourd’hui noyé devant la multi-station qu’est devenue Cauterets. C’est que l’auteur a la station thermale chevillée au cœur par l’origine de sa famille dont l’arrière-grand-père, Mengelle, construisit la maison « La Grave ... en haut de la rue de Pause ». En fine érudite, auteur de nombreux articles, elle connait très bien l’histoire de la vallée, celle de ses habitants et celle des sources.

Après avoir évoqué les origines, « Cauteres avant ... Cauterets » du temps où la « Ribère » était sous la responsabilité des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Savin, Marie-Paule Mengelle peint la vie qui s’organise autour de cette richesse que représentent les sources d’eau sulfureuse qui surgissent çà et là dans les pentes du massif rocheux de Peyrehaute avec des médecins bien sûr, des « cabaniers », exploitant l’eau et hébergeant les curistes ... Et peu à peu, le village s’émancipe.

L’auteur nous donne une étude détaillée de familles remarquables, propriétaires de sources, tels les Manéchal, Camus, Nadau-Pose .... Et elle nous fait plonger dans leur intimité, même s’il « est dommage de ne rien connaître de leur vie affective, de leurs joies, de leurs peines ... On aimerait savoir si les femmes étaient jolies, coquettes ... ». Ces familles sont de vraies dynasties qui traversent les siècles en raison du droit d’aînesse évitant l’éclatement des propriétés jusqu’au début du XXe siècle.

Cauterésiens paysans, cabaniers, artisans, médecins... côtoyèrent des étrangers venus se soigner parmi lesquels bon nombre, illustres, laissèrent des traces indélébiles dans la petite histoire de la ville thermale. Ces curistes utilisèrent les services de porteurs de chaises qui devenaient à l’occasion porteurs de glace ou porteurs de vivres et de bivouacs accompagnant les randonneurs et les guides vers les sommets. Les plus démunis des villageois connaissant bien la montagne, chasseurs, bergers, forestiers... exercèrent ces activités.

L’ouvrage de format carré (22cm X 22cm) est abondamment documenté (Marie-Paule connaît très bien les archives), illustré par des photos actuelles en couleurs de vestiges, par des cartes postales anciennes et des documents venant pour la plupart du Musée pyrénéen de Lourdes. Le papier choisi par l’éditrice les met en valeur.

N. S-L.

Pour en savoir plus, consulter le site de l’éditeur

Mis en ligne jeudi 19 novembre 2015


MANGEUSES D’HOMMES
L’épopée des mines de Bentaillou et de Bulard en Ariège

Claude Dubois, éditions Privat, 356 pages.
Date de parution : juin 2015


Des premiers prospecteurs jusqu’à l’arrêt de l’exploitation des sous-sols de Sentein, c’est plus d’un siècle d’épopée minière qui est passé en revue dans cet ouvrage. Un important travail de documentation a conduit Claude Dubois à retracer fidèlement l’histoire des mines de Bentaillou exploitées de 1853 à 1953 et de sa petite sœur aux allures de nid d’aigle, la mine de Bulard.

Au cours des années, des ouvriers originaires de divers horizons ont travaillé dans ces mines reculées au fond d’une vallée du Couserans. Les mineurs de Rancié et les paysans locaux ont été les premiers recrutés, ces derniers considérant toutefois cet emploi comme un complément de revenu et délaissant la mine au moment des fenaisons. La deuxième guerre mondiale a aussi influencé la marche des chantiers avec un apport de main d’œuvre réquisitionnée dans le cadre du STO puis de prisonniers de guerre allemands qui ont fini l’aventure par une évasion collective. L’auteur raconte les rudes conditions de vie de ces travailleurs, les accidents qui ont émaillé leur activité souterraine et leurs revendications.

Malgré la succession de plus d’une dizaine de propriétaires, ces mines ont parfois été pionnières en matière d’innovations techniques et de nombreux défis ont dû être relevés. Tout d’abord, il a fallu s’adapter aux conditions climatiques de haute montagne avec des hivers particulièrement rigoureux. Ensuite, les prospecteurs ont été constamment déroutés par la position des masses minéralisées qui ne se présentaient pas sous la forme attendue de filons. Une fois extrait, le minerai devait encore être descendu sur 1000 à 1500 mètres de dénivelée. Cela a nécessité dans un premier temps la construction d’une route vertigineuse, d’une glissière hydraulique par la suite, et finalement d’un transport par câble aérien dont les ruines sont toujours visibles de nos jours. A certaines époques, la laverie du Bocard, usine qui traitait en aval le minerai pour en extraire les métaux, a utilisé des modèles de machines qui l’ont placée en position avant-gardiste en France.

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Station d’angle du téléphérique Etcheverry de la mine de Bulard, mis en service en 1902.

Au fil du temps, les mines sont passées entre les mains de propriétaires parfois peu scrupuleux mais aussi dans celles des plus importantes entreprises minières. Dans cette monographie, l’auteur a étudié avec attention les bilans financiers de chaque période. Il met en lumière les spéculations de certains gros actionnaires qui ont réalisés des bénéfices importants quitte à plomber les résultats financiers de leurs mines. Il nous montre aussi comment la mine du Bulard - surnommée la Mangeuse d’hommes - a pu être rentable pendant ses 18 années d’exploitation. Malgré son altitude, ses difficultés d’accès, ses périodes d’exploitation écourtées du fait de la neige, cette mine a même réussi à combler les déficits chroniques de sa voisine du Bentaillou.

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Ruines des baraquements des mineurs de Bulard à 2350 mètres d’altidude.

Ce livre passionnant, raconté de façon chronologique, est accessible à tout lecteur sans nécessiter une connaissance du milieu minier. Il est de plus abondamment illustré de photographies qui aident à la compréhension des nombreux vestiges impressionnants qui émaillent encore le paysage dominé par le pic du Maubermé.

Claude Dubois, archéologue et docteur en histoire des techniques, est un spécialiste des mines métalliques anciennes. Cet ouvrage est un livre de vulgarisation de sa thèse soutenue en 2014 (« L’industrie minière du zinc en France, mi XIXe siècle à mi XXe siècle. Le cas de la mine de Sentein, Pyrénées ariégeoises »).

Mis en ligne samedi 17 octobre 2015


CÉLESTIN PASSET, UN GUIDE AUX PYRÉNÉES

François Labadens
Éditions Monhélios


Ce livre rend à la fois hommage et justice à celui qui fut le plus grand guide pyrénéen de son époque. Sans lui, Henri Brulle et ses contemporains n’auraient peut-être pas réalisé la brillante carrière qui fut la leur.
François Labadens, lui-même accompagnateur en montagne s’est penché avec enthousiasme sur la vie et la carrière de Célestin, nous donnant ainsi la première biographie consacrée à ce grand ancien.

En savoir plus

Mis en ligne le jeudi 4 juin 2015.


PUBLICATIONS BOTANIQUES


Les botanistes viennent de célébrer la sortie de Flora Gallica. Cet ouvrage a l’ambition de couvrir l’ensemble de la flore de France y compris par conséquent celle des Pyrénées françaises. C’est un pari audacieux lancé par la Société Botanique de France et qui n’avait plus été tenu depuis la parution des Quatre flores de France de Fournier en 1940. Cette entreprise a réuni pas moins de 74 collaborateurs spécialistes de telles ou telles familles. Editée par Biotope, sa diffusion commerciale a été lancée le 28 novembre 2014 à Paris dans l’amphithéâtre de la Société Nationale d’Horticulture. L’ouvrage quoiqu’il offre 1200 pages est conçu pour pouvoir être glissé dans un sac de montagnard.
Pour en savoir plus, consulter le site de l’éditeur Biotope.
 
 
 
Signalons aussi aux botanistes pyrénéens et aux pyrénéistes qui s’intéressent à la botanique la parution d’une flore locale plus confidentielle : La flore autour du refuge d’Espingo. Réalisé par des botanistes bénévoles, cet ouvrage présente sur 140 pages les plantes les plus remarquables qui poussent depuis les granges d’Astau jusqu’au cirque d’Espingo. Environ 120 plantes ont été sélectionnées, parmi lesquelles quelques espèces appartenant aux familles difficiles à identifier comme les carex et les graminées. Chaque plante retenue est illustrée et accompagnée d’un texte qui souligne la compétence de ses auteurs.
Tiré à 25 exemplaires, l’ouvrage est épuisé, mais est téléchargeable sur le site de l’association Isatis. Ce site propose aussi une impression en ligne de cette flore avec une qualité photo.
 
Mis en ligne le lundi 22 décembre 2014.


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