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N° 263

N° 263 – Juillet 2015 – Bulletin pyrénéen n°505



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le pic d’Aneto (3404 m) et la Maladeta (3312 m) vus depuis le port de Vénasque (2444 m). Dans le climat extrême du sommet des Pyrénées, où domine la glace, la vie perdure : huit plantes subsistent au-dessus de l’altitude 3400 mètres, photographie Didier Sorbé

 Sommaire

2 Éditorial par Jean-François Labourie
4 Pyrénées : flore alpine - Les plantes « pyrénéistes » par Antonin Nicol
20 Ludovic Fontan de Négrin par Régis Bézard-Falgas
40 La montagne ruisselante d’Aubiste par Céline Bonnal
58 Michel Strub (1948-2015) par Jacques Le Gall
64 Pierre Tucoo-Chala, une bibliographie par Bernard Legleu
81 ¿ Question d’image ?
82 Lectures par Gérard Raynaud
89 Chroniques par Gérard Raynaud­­
109 Musée pyrénéen
110 La vie de la revue
112 Trait d’Union

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Versant sud-est des Encantats. La grande Encantat est l’aiguille de gauche. La voie Fontan chemine sous l’arête de gauche, ©Henri Baudrimont.

 Éditorial

Briques
 
Ce numéro de juillet vous parviendra dans la seconde quinzaine du mois d’août. La rédaction de Pyrénées adresse à ses lecteurs ses excuses pour ce retard dû à des circonstances indépendantes de notre volonté.
 
Fidèle à notre philosophie, ce numéro d’été apporte quelques briques nouvelles dans le mur de connaissance de notre massif, tant au niveau de son écologie qu’au niveau des hommes qui l’ont exploré, qui ont façonné son paysage, étudié son histoire.
 
Antonin Nicol nous présente sa précieuse étude sur les plantes qui parviennent à subsister dans les frimas de la haute altitude, au-dessus de trois mille mètres. L’auteur les compare à des pyrénéistes qui ascensionnent les pics jusqu’à une altitude limite. Quelques championnes de l’adaptation à l’altitude, une poignée, parviennent à élire domicile au sommet même de l’Aneto. La mythologie assure que les sommets sont les demeures des dieux. Dans les Pyrénées, les déesses fleurs ont transformé leur palais sommital en jardin.

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Saxifrage d’Irat (Saxifraga iratiana F.W. Schultz), ©F. Jacqueminet

 

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Ludovic Fontan de Négrin, ©R. B.-F.

Régis Bézard-Falgard nous livre ensuite le portrait biographique de Ludovic Fontan de Négrin. Le nom du pyrénéiste et ses ascensions étaient connus, mais son visage était transparent, sa vie inconnue. Enfin pouvons-nous distinguer le contour de ce personnage qui s’encorda à la méchante corde en chanvre de ses guides, à l’assaut des Encantats, des faces nord des Crabioules et du Balaïtous. Et qui, au retour des Picos de Europa, publia un superbe ouvrage relatant cette expédition. On est surpris par la diversité des massifs escaladés par Fontan. Comme l’écrit Beraldi, avec ce grand pyrénéiste, « nous entrons dans l’histoire et le pyrénéisme de conquête ».
Céline Bonnal nous expose ensuite le travail des hommes, dont il ne reste aujourd’hui qu’une longue balafre rectiligne, vestige de ce canal d’irrigation, sur le versant est de l’Ardiden, en amont du pont Napoléon et du hameau de Sia. Ce furent les pasteurs de ces lieux, assemblés en association, qui réalisèrent ce réseau hydraulique pour partager l’eau nécessaire à l’inondation des prairies pourvoyeuses de foin. Un étrange sentiment se dégage de la visite de ces canaux, transformés aujourd’hui en sentier. Comme dans les villages abandonnés du haut Aragon, ces déserts d’aujourd’hui animent dans nos esprits la montagne d’hier, vivante et laborieuse. Un monde pastoral englouti.

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Irrigation aux Pradets, août 2009, ©C.B.

 
De la nostalgie à la tristesse : Jacques Le Gall évoque la mémoire de Michel Strub (1948-2015) dont il brosse le portrait, celui d’un pyrénéen pur.
 

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Michel Strub, photographie J. Etcheverry
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Pierre Tucoo-Chala, dessin de Paul-Yves Mirat, vers 1960,
Annuaire de l’Académie de Béarn, 1999

Enfin, Bernard Legleu clôt l’hommage que notre revue devait à son illustre compagnon de route, Pierre Tucoo-Chala, qui fut membre de son comité de rédaction. Après l’hommage de Paul Mironneau et l’évocation de la Radioscopie de Jacques Chancel, dans le numéro précédent, voici devant nos yeux la synthèse d’une vie de travail intellectuel. L’imposante bibliographie égraine, de 1949 à 2014, une œuvre qui démontre la curiosité insatiable de l’historien, intéressé par les sujets les plus divers, du plus académique au plus trivial. Cette ouverture d’esprit constitue un magnifique mur de connaissance sur l’histoire des Pyrénées, bâti de près de trois centaines de briques.
 
 

Jean-François Labourie

 







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