Accueil > ACTUALITÉS PYRÉNÉENNES & AGENDA > Aménagements & Économie

Aménagements & Économie

SALAU : IL Y A DE L’AMIANTE DANS LA MINE


On le soupçonnait fortement, mais c’est aujourd’hui officiel. La présence d’amiante dans la mine de tungstène de Salau est avérée.

Le permis de recherche accordé à la société Variscan mines étant conditionné à une étude préliminaire sur les risques amiantifères, sa validité est conditionnée aux résultats de cette étude. Or, en réunion publique le 13 juin 2018, monsieur Misseri, un des experts nommés par la préfecture, a affirmé catégoriquement que la mine renfermait bien de l’amiante.

La mairie de Couflens constate aussi que la Préfecture de l’Ariège se soucient peu des pollutions extérieures dues à l’exploitation antérieure des mines de Salau. La Préfète et la DREAL ayant affirmé que les problèmes d’accumulation des stériles, nécessitant une stabilisation et pouvant provoquer des pollutions, incombaient aux propriétaires actuels des terrains.

Derniers communiqués de presse de la mairie de Couflens - Salau :

PDF - 55.7 ko
De l’amiante dans les mines
PDF - 65.1 ko
La préfecture retire 8 transformateurs ... et le reste ?

 
 
 
 
 
 

Mis en ligne mercredi 20 juin 2018


FAUDRA-T’IL PAYER POUR SE RENDRE À CAP DE LONG ET ORÉDON (H.P.) ?


JPEG - 65.8 ko
Lac d’Orédon

Un arrêté de la direction des routes et des transports du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées datant du mois de janvier instaure, à partir de ce printemps, un droit d’entrée sur la RD 929 au niveau du parking d’Artigusse, départ de la balade du lac de l’Oule. Toute la haute vallée (Orédon, Cap de Long, Estaragne, Aubert, Aumar …) se trouve ainsi soumise à un accès payant.

L’arrêté précise :
- « considérant qu’il y a lieu de satisfaire aux objectifs de protection du site naturel remarquable du Néouvielle.
- considérant la saturation du trafic en période estivale, causant des nuisances au site, notamment par la multiplication des cas de stationnements sauvages.
- considérant les aménagements réalisés par le SIVU Aure Néouvielle afin d’améliorer les conditions de circulation et de stationnement.
- il y a lieu de règlementer la circulation sur la route RD 929 en dehors de sa période de fermeture hivernale. »
En conséquence : « afin de participer à la préservation de la réserve du Néouvielle, un droit d’entrée est instauré sur la route départementale 929 au point de repère 79+370. Pour franchir ce point de repère tout automobiliste devra s’acquitter de ce droit d’entrée. »

Le péage sera baptisé Porte d’entrée de la réserve du Néouvielle et, dans son Bulletin municipal, la commune d’Aragnouet explique que tous les automobilistes contribueront ainsi au financement des projets d’amélioration de l’accueil des visiteurs et de l’aménagement d’un futur circuit pédestre autour du lac d’Orédon. On n’est déjà plus dans l’objectif de régulation et de protection de l’arrêté départemental, mais il s’agit bien – et c’est explicitement dit - de faire payer au visiteur les aménagements envisagés.

Cette mesure suscite évidemment des réactions, et deux pétitions ont été ouvertes sur Internet par des opposants à ce péage ; sur Change.org et sur MesOpinions.com.

Elles ont recueilli en quelques jours plus de 20 000 signatures.

Le 8 février, le Conseil départemental publiait sur sa page Facebook le communiqué suivant :
« Le Département des Hautes-Pyrénées prend acte que l’arrêté 03380 du 16 janvier 2018 prête à confusion en laissant croire qu’il créé un péage sur la RD929 dans le territoire de la commune d’Aragnouet.
Outre qu’il ne correspond en aucun cas à la volonté du Département, ce péage sur une voie publique serait de toute façon illégal.
Le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) Aure-Néouvielle souhaite créer sur cet espace une aire d’accueil touristique à haute qualité environnementale.
Il est le seul compétent pour déterminer le montant du droit d’entrée au parking dont il assume la gestion et pour percevoir les recettes qui y sont liées, sans aucune quote-part pour le Département. »

JPEG - 82.9 ko
Réserve naturelle du Néouvielle

Mis en ligne jeudi 8 février 2018


PLUS BELLE RIVIÈRE OU RIVIÈRE POUBELLE ?


L’ancien concessionnaire de la mine de Salau a abandonné à l’air libre un million de mètres cubes de résidus miniers. Depuis 30 ans, ces déchets contenant de l’arsenic, du bismuth, du cadmium et autres polluants sont stockés au-dessus du ruisseau du Cougnets qui se déverse dans le Salat, affluent de la Garonne. La digue construite pour les contenir est dans un état de dégradation avancée.

L’association Stop Mine Salau constate que l’État, qui est en charge de l’étude et de la gestion du passif minier de Salau, ne prend pas de mesures de protection et dépollution du site. Préoccupée par cette situation, l’association ariégeoise s’inquiète aussi des conséquences en terme de pollution supplémentaire qu’engendrera le permis de recherche de mine sur ce même site accordé par l’État à la société Variscan.

Ainsi, du 21 au 30 octobre 2017, elle organise une marche le long du Salat et de la Garonne jusqu’à Toulouse, sous le nom de Plus - Pou Belle Rivière afin de sensibiliser les populations riveraines de ces cours d’eau à la situation. Une conférence de presse, avec remise à la présidence de la région Occitanie d’un fût contenant des déchets miniers provenant des mines de Salau, sera organisée le 30 octobre à Toulouse, sur le parvis du Conseil Régional.

Le programme des conférences et débats qui auront lieu entre le 21 et le 30 octobre, est consultable sur le site Stop Mines Salau.

Mis en ligne le 20 octobre 2017


UN PROJET POUR LE SITE MINIER DE LA PINOSA (P.O.)


Situé sur le territoire de la commune de Valmanya, à 1300 mètres d’altitude, le site de la Pinosa comporte de nombreux vestiges des anciennes exploitations de mines de fer, et notamment le tracé d’une voie ferrée de douze kilomètres. Ces restes ont été inscrits aux Monuments Historiques en décembre 2015 et, depuis, des travaux de débroussaillage ont été réalisés. Un projet de valorisation du site, en lien avec le projet d’itinéraire reliant les principaux vestiges miniers de ce secteur, est en cours d’élaboration dans le cadre de l’appel à projet Approche Territoriale Intégrée lancé par la Région Languedoc Roussillon (Occitanie aujourd’hui).

Mis en ligne mardi 27 décembre 2016


MONTMAURIN (H.G.) TOUJOURS MENACÉ


L’arrêté préfectoral du 10 avril 2009 « portant autorisation d’exploiter une carrière et une installation de criblage-concassage sur le territoire de la commune de Montmaurin (Haute-Garonne) » a été annulé par le Tribunal administratif de Toulouse (24/10/2013), réhabilité en appel par le Tribunal administratif de Bordeaux (14/12/2015). Cette réhabilitation a été confirmée par le Conseil d’Etat (17/10/2016) qui, en cassation, a rejeté le pourvoi des associations de défense du Patrimoine naturel, historique, archéologique et préhistorique de cette commune du Bas-Comminges, patrimoine « menacé d’irrémédiable destruction par l’énorme carrière industrielle » (information de Marcel Delpoux, Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse). Les associations de défense du patrimoine et l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse, qui était déjà intervenue avec son ancien et regretté président Georges Larouy, réfléchissent sur les démarches et actions à engager pour que soit préservé ce patrimoine historique et naturel unique.

Mis en ligne mercredi 14 décembre 2016


LE GRAND DOMAINE SKIABLE DES PYRÉNÉES CATALANES VERRA-T-IL LE JOUR ?


Attaqué par un collectif de 30 associations citoyennes, environnementales et professionnelles ainsi que de nombreuses personnes à titre individuel, le projet de liaison entre Font-Romeu, Bolquère, Les Angles et Formiguères (P.O.) vient de subir un sérieux revers. Un courrier du secrétariat d’Etat chargé de la biodiversité précise en effet : « le projet actuel est incompatible avec la charte du Parc Naturel Régional adoptée en 2014, qui prévoit les aménagements des stations de ski dans les périmètres déjà existants (...) ».
Le Préfet des Pyrénées-Orientales a rajouté devant les élus de la communauté de Communes Capcir Haut-Conflent : « Les gens ne viennent pas en montagne que pour le ski. La charte du parc est le fait d’une réflexion collective qui ne prévoit pas d’extension des domaines skiables. Il y a d’autres projets à réaliser et à mutualiser dans les stations. »
 
Un rappel en somme d’une évidence inscrite dans la charte du Parc que les élus avaient signé en son temps. On peut dès lors s’interroger sur l’attitude et les motivations de ces élus qui s’empressent de renier leur signature, et qui bâtissent un projet incompatible avec le statut du Parc Naturel Régional, tout en le sachant, s’exposant ainsi à se voir désavoués, ce qui n’a pas manqué dans ce cas.
 
Le Conseil scientifique du PNR, la Présidente et la Vice-Présidente de la Région s’étant eux aussi clairement positionnés contre le projet - qui a par ailleurs englouti à fonds perdus 140.000€ d’études - on voit mal ses promoteurs s’entêter dans une voie sans issue.
 
Rappelons que ce projet prévoyait la création de 9 kilomètres de remontées mécaniques, de 40 kilomètres de pistes de ski avec canons à neige, des travaux de déforestation, de terrassement et d’infrastructures diverses au travers des vallées encore préservées des Bouillouses, du lac d’Aude, de Vallsera, de la Balmeta, de la Lladura, du Puig de la Costa del Pam, situées dans le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes (Natura 2000, ZNIEFF, site classé, forêt patrimoine, etc…).

Le projet avec les domaines actuels (en jaune), les nouvelles remontées, et les nouvelles pistes (en violet). © Collectif NonGDS66


 

Mis en ligne lundi 24 octobre 2016


NOUVEAU REFUGE : REFUGIO DE CAP DE LLAUSET


Depuis le début de cet été, les randonneurs peuvent faire étape dans un nouveau refuge construit dans le sud du massif de la Maladetta. Situé sur le GR11, à 2425 m d’altitude, le refuge du Cap de Llauset se trouve entre l’Estany de Llauset et le Coll de Vallibierna. Ce pied à terre offre de nombreuses possibilités d’ascensions, comme les lacs des alentours ou toute une série de 3000 situés à l’est de la Maladetta. Le refuge de la Rencluse peut aussi être gagné en une journée de marche.
Propriété de la FAM (Federación Aragonesa de Montañismo), ce refuge limité actuellement à 30 places reste ouvert et gardé toute l’année. La fin des travaux du second bâtiment est prévue pour l’année prochaine ce qui portera la capacité d’hébergement total à 80 lits. Les réservations pour des nuitées au Refugio de Cap de Llauset passent par un système en ligne sur le site alberguesyrefugiosdearagon.com.

JPEG - 63.4 ko
Refuge du Cap de Llausset. Photo JT.

Teléphone : +34 974 33 74 75
Email : refugiocapdellauset@gmail.com
Site internet : www.refugiocapdellauset.com
Comme pour beaucoup de refuges de montagne, les paiements par carte bleue ne sont pas possibles sur place.

Mis en ligne dimanche 2 octobre 2016


VALLÉE D’ASPE : LE TRAIN REVIENT EN GARE !


Après plusieurs mois de chantier, la voie ferrée de la vallée d’Aspe va revoir passer des trains. À l’occasion du passage des premiers trains, le 26 juin 2016, la gare de Bedous accueillera de nombreuses animations pour fêter le retour du train.
Intégralement financé par la région Aquitaine, un tronçon de 25km de rail reliant Oloron à Bedous va entrer en exploitation, constituant une étape importante dans la réhabilitation de l’axe ferroviaire Pau-Canfranc. Offerts par la Région, des billets de train valables sur le nouveau tronçon dimanche 26 juin, permettront aux voyageurs de découvrir ce parcours.

Mis en ligne jeudi 23 juin 2016


LE PIC DU MIDI D’OSSAU TOUJOURS ACCESSIBLE… PAR LA VOIE NORMALE


Au sujet de l’article paru le vendredi premier avril, « le Pic du Midi d’Ossau pour tous », toute concordance avec des informations pouvant circuler dans la presse locale ou nationale ne serait que pure coïncidence.

Si un tel projet devait figurer dans les cartons d’un promoteur, hélas on assiste à des réalisations les plus farfelues dans les aménagements en montagne, nous serions les premiers à dénoncer de tels errements.

En attendant bonne montagne à tous, heureusement il reste encore de la nature préservée.

JM

Mis en ligne lundi 4 avril 2016


LE PIC DU MIDI D’OSSAU POUR TOUS


Encouragé par les bons résultats de la fréquentation touristique du Pic du Midi de Bigorre, la Société Finances Montagne Investissements (SFMI) dont la santé financière ne se dément pas ces dernières années, a décidé de lancer un projet de téléférique au pic du Midi d’Ossau.

JPEG - 142.1 ko
Pic du Midi d’Ossau, Photo JM.

Ce projet, dont l’installation se ferait dans la face nord, prévoit que la plateforme d’arrivée des cabines se situerait légèrement en dessous du sommet et à droite de celui-ci pour laisser l’intégralité de la silhouette si caractéristique de ce pic vue depuis le Somport. Ce projet nécessiterait l’ouverture à l’année de la route de Bious-Artigues malmenée l’hiver par les avalanches. Depuis l’aire de stationnement un sentier pédestre devra être sécurisé par tout temps pour atteindre la station de départ qui se situerait aux alentours du Pont de Bious. Le trajet du téléférique emprunterait le cirque de l’Embaradère et serait étudié très précisément pour n’occasionner aucune gène aux grimpeurs qui parcourent les différentes voies de cette face. Le financement se ferait avec le concours de l’Europe, de la Région mais également avec une participation financière locale, la Société mixte pour le développement touristique en vallée d’Ossau.

Ce pic emblématique deviendrait accessible à tous, mais ce projet ne manquera pas d’ouvrir l’éternelle polémique entre une nature préservée ou bien ouverte au plus grand nombre.

Affaire à suivre…

JM

Mis en ligne le vendredi 01 avril 2016


|






Moteur de recherche d'articles »

S'abonner!

Pour en savoir plus, cliquez ici »