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Alphonse MEILLON

Alphonse MEILLON (1862-1933)

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Alphonse Meillon en 1895
(Cliché Bulletin Pyrénéen)

Né le 30 août 1862 à Cauterets, Alphonse Meillon fit au lycée de Pau des études un peu écourtées car ses parents le destinaient à l’industrie hôtelière.
C’est donc dans ce domaine que va se dérouler, après une période d’apprentissage, toute sa carrière professionnelle, à l’hôtel Gassion à Pau l’hiver et à l’hôtel d’Angleterre à Cauterets pendant la saison d’été, jusqu’à sa retraite en 1928.
Pyrénéen de naissance et pyrénéiste dans l’âme – il fréquenta dès son enfance Emilien Frossard et accompagna en montagne Edouard Wallon – il fait partie du Club Alpin Français dont une section se crée à Pau en 1887.
Alphonse Meillon a accompli pour la connaissance et la mise en valeur de sa patrie cauterésienne et de la chaîne toute entière un travail d’une ampleur considérable qui mérite qu’on s’y intéresse un peu plus.
Dans le domaine du tourisme, il œuvra essentiellement au Syndicat d’Initiatives de Pau – dont il fut longtemps le président – et à la fédération régionale.
Historien, il poursuivit de patientes recherches sur sa petite patrie et sur l’abbaye de Saint Savin dont elle dépendait autrefois. Ces travaux aboutirent à la rédaction d’une « histoire de la vallée de Cauterets » en deux tomes.
Toponymiste, il étudia les noms de lieux de sa région natale et publia une «  esquisse toponymique sur la vallée de Cauterets » ; il fonda par ailleurs en 1907 la commission de toponymie et de topographie pyrénéenne qui s’efforça de regrouper tous ceux que ces questions intéressaient.
Au Bulletin Pyrénéen, Alphonse Meillon, après deux ans de collaboration avec Francis Bernard le rédacteur en chef, reprendra en 1912 le flambeau des mains de celui-ci et assumera jusqu’à son décès la charge de faire paraître régulièrement cette irremplaçable revue, ancêtre de « Pyrénées ».
Sous sa direction, le Bulletin Pyrénéen aura une parution régulière, mensuelle d’abord, puis bimestrielle ou trimestrielle suivant l’état des finances. Meillon s’efforcera de recruter de nouveaux collaborateurs, de créer des rubriques nouvelles afin de rendre cette publication plus variée et plus attrayante, et d’en faire le miroir non seulement du passé mais aussi du présent de la vie pyrénéenne. Il n’hésitera pas à donner l’exemple et à payer de sa personne en relatant notamment ses « excursions topographiques dans la vallée de Cauterets » ou ses « excursions autour du Vignemale », en plus bien sur de ses innombrables échos, notes bibliographiques ou éditoriaux, rapports et comptes-rendus divers.
Topographe et cartographe, Alphonse Meillon a poursuivi, à partir de 1907 et durant plus de vingt ans, des opérations de triangulation et de topographie absolument désintéressées qui occuperont ses loisirs d’été. Le plus souvent seul mais secondé par de fidèles porteurs et auxiliaires, il va parcourir inlassablement toutes les hautes vallées dont Cauterets constitue le centre, débordant à l’occasion vers les régions voisines ou l’Espagne si proche.

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Alphonse Meillon devant sa tente
(Cliché Bulletin Pyrénéen)

Pratiquant très souvent le camping en haute montagne quand les cabanes ou les rares refuges sont indisponibles ou inexistants, il va gravir tous les sommets – importants ou non – de la région, ainsi que beaucoup de points secondaires – mamelons, turons, plateaux – moins intéressants esthétiquement mais précieux d’un point de vue documentaire pour ses travaux de cartographie.
En 1929 parait la première feuille : « carte du massif du Vignemale et de la région au sud de Cauterets », 61X52 cm de surface gravée à l’échelle du 20.000° et en trois couleurs. Les calculs et le dessin sont de F. de Larminat, les courbes bathymétriques des lacs français de L. Gaurier. (Henri Barrère éditeur, Paris)
En 1932, peu de temps avant sa mort, il achevait une deuxième feuille, toujours à l’échelle du 20.000° : « carte de Cauterets et des vallées de Lutour, de Yéret, de Gaube, du Marcadau et du Campbasque ».
Considérant ses travaux dans ce domaine comme terminés, il avait remis au Musée Pyrénéen tous ses instruments de géodésie et de topographie, ainsi que ses archives pyrénéistes.

Il décédait à Paris le 22 février 1933 après quelques semaines d’une courte maladie.
Le 10 septembre de la même année, sur un ressaut dominant le Pont d’Espagne, un monument à sa mémoire était inauguré en présence d’une foule de deux cent personnes. Enfin, par décision de la Fédération franco espagnole des sociétés pyrénéistes, le nom d’Alphonse Meillon était attribué au pic sud de Chabarrou (2929 mètres), sommet frontalier situé à la jonction des trois vallées du rio Ara, de Gaube et du Marcadau.

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Monument Meillon.
(Photo R. Bourbon).

G.R.

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