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N° 233 – Janvier 2008 – Bulletin pyrénéen n° 475

Les carnets inédits de Norbert Casteret

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Norbert Casteret près de l’Hospice de Venasque le 20 juillet 1931.
(Photo Sœur Marie Casteret).

 

Ce premier numéro de l’année 2008, disponible depuis le début du mois de janvier, présente en couverture un personnage singulier, sorti d’un album photo du début du XXe siècle. Norbert Casteret , l’un des pionniers de la spéléologie, l’inventeur du « Trou du Toro », est photographié ici dans un décor très pyrénéen, il porte des chaussures à clous et tient dans ses mains un long piolet. Cette photo, naturellement en noir et blanc, prise le 20 juillet 1931 près de l’Hospice de Venasque, en dit déjà long sur cet homme exceptionnel, sur sa détermination, son goût pour les défis, sa capacité de réflexion, sa solidité. Elle fait partie de la collection de l’une de ses filles, Sœur Marie Casteret, qui entretient et conserve les souvenirs de son père. Elle illustre bien entendu le document exceptionnel qu’elle a bien voulu confier pour publication à notre revue : les carnets inédits de Norbert Casteret dans sa quête des sources de la Garonne.

Au dos de ce numéro 233 de Pyrénées, une paroi impressionnante et certainement l’une des plus belles de toute la chaîne, dans une lumière dorée. Il s’agit du Tozal del Mallo dont on vient de célébrer le cinquantième anniversaire de la première ascension. Cette photo est signée Bernard Grenier , l’auteur du récit inédit d’ascension que nous publions (il s’agit non pas de la première historique, mais de l’une des ascensions réalisée peu de temps après, en 1960 très exactement, par des cordées prestigieuses, conduite notamment par les frères Ravier).

 Sommaire

002 - Éditorial par Michel Clin
005 - L’âpre et poétique parcours de Norbert Casteret - Vers les sources de la Garonne - 1ère partie, année 1928 par Norbert Casteret
029 - Le sauvage et le domestique par Claude Dendaletche
035 - L’ours et l’alibi de la biodiversité par Jean-Louis Massoure
042 - Tozal del Mallo : deux jours et deux nuits dans la « voie franco-espagnole » par Bernard Grenier
049 - Les gorges de Sainte-Engrâce, lieux de passage par Madeleine Cabidoche
065 - Henry Miégemarque un instituteur naturaliste ossalois atypique par Stéphane Duchateau, Thierry Danneels, Antonin Nicol
083 - De l’Embaradère à Saint-Jacques-de-Compostelle par Paul Bouchet
087 - L’étonnant parcours de Maurice Rozan de Mazilly fondateur de la chocolaterie d’Oloron-Sainte-Marie reconstitué par son gendre par Louis Laborde-Balen
093 - Raymond d’Espouy bibliophile et pyrénéiste par Claude Dendaletche
103 - Chroniques par Louis Laborde-Balen, Jean-Paul Chaintrier

À lire aussi :

Ma rencontre avec Sœur Marie Casteret, p. 4
La photo et les mots, p. 82
Le courrier des lecteurs, p. 102
 

 Éditorial

par Michel Clin

Pour un « Grenelle » de l’environnement montagnard

Dans la ligne vigoureusement inaugurée par deux ténors des media, Nicolas Hulot et Claude Allègre, différents ouvrages de librairie et articles de revues ont accompagné la démarche du « Grenelle de l’Environnement ». Ces ouvrages abordent, selon la compétence de chaque auteur, l’analyse critique de l’un ou de l’autre des sujets sensibles à l’ordre du jour : pollution, économie, santé, etc. (1) . En réponse à des défis dont l’ampleur planétaire apparaît redoutable, des suggestions nombreuses et variées sont formulées par ces praticiens éprouvés. Ces suggestions sont principalement basées sur l’expérience de la civilisation technologique moderne, qui est essentiellement interventionniste, et sur une vision anthropocentrique… qui ne se hasarde pas au-delà de 2050.

Il n’est pas de la vocation de Pyrénées d’entrer dans ce débat d’ordre général. Mais il est de la vocation de Pyrénées de rechercher et de transmettre avec lucidité une information concernant les évolutions naturelles et socioculturelles propres à nos montagnes face aux concepts de la modernité qui sous-tendent ce type d’analyse.

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Le site protohistorique de Gastelugagna défend toujours l’entrée des ravins d’Arphidia et d’Ehujarre.
(Photo Madeleine Cabidoche).

En effet, notre référence est celle d’un milieu montagnard, issu de millénaires de lente évolution, et de siècles d’organisation agro-pastorale et artisanale, soigneuse et inventive. Milieu vulnérable comme chacun sait, et dont on est fondé à défendre la pérennité. Le milieu montagnard, naturel ou organisé, possède des caractères propres évidents, richesse paysagère, rudesse climatique, spécificité biologique, particularité économique, etc., et des particularités cachées, seulement décelées par l’étude du fonctionnement à terme des écosystèmes, domaines par excellence de la biodiversité. Aussi ne doit-on pas traiter les questions de civilisation ou d’environnement montagnards sans les précautions et la réflexion qu’impose l’indispensable approfondissement de leur connaissance et de leur évolution (2). Ce qu’illustrent dans ce numéro les observations de Claude Dendaletche et de Jean Louis Massoure.

De telles considérations n’ont rien d’une démarche de militantisme écologique. Il n’y a en effet rien de commun entre le militantisme politisé, d’une part, et d’autre part l’approche qui est celle de l’écologue, scientifique prudent et soigneux, dont l’activité principale est d’établir des faits avec le plus de rigueur possible. Encore une fois, ce qui est en question, c’est pour l’avenir dans nos montagnes le respect envers un environnement sans prix, matériel autant qu’immatériel. Car c’est ainsi qu’il faut définir le patrimoine montagnard, même si les principaux intéressés, dans et hors la montagne, n’en sont pas trop conscients à ce jour.

Les péripéties de l’extension projetée de l’usine « Toyal » sont en quelque sorte exemplaires à cet égard. Exemplaires sous tous les aspects, positifs comme négatifs, tranchés par une décision politique récente. Une activité génératrice d’emploi sur place, menacée et défendue avec l’abnégation que l’on sait, et localisée aujourd’hui en montagne sans raison technique autre qu’historique. Le projet nouveau a conduit réglementairement à évaluer un impact possible sur le cœur (zone centrale) du Parc National. Hélas, l’enquête menée en toute indépendance d’esprit conclut à un réel risque d’impact, prenant en compte la nature des produits chimiques traités ainsi que le suivi à long terme de la météorologie locale et son effet sur la diffusion de ces produits (3). A posteriori, bien qu’à titre consultatif, des prescriptions de fonctionnement très sévères ont été énoncées. Légitimant à court terme les choix qui ont été faits, la technologie s’efforcera sans doute de modérer les nuisances. Il y a cependant une prise de risques, incontestable.

Dans un ordre d’idées voisin, une autre entreprise significative, quasiment symbolique, est celle du captage en cours, sur le site même, pour hydroélectricité, des eaux de la cavité souletine de la Verna, ce précieux et spectaculaire objet naturel, sanctuaire de la vie cavernicole (4), longtemps demeuré ignoré de la société des hommes !

Pour dire les choses crûment, de telles situations illustrent à l’évidence la non-compatibilité qui existe, en milieu montagnard, entre l’aspiration moderniste à la croissance économique illimitée, et celle du maintien de la richesse naturelle, comptable de la biodiversité et des potentialités à très long terme.

Une pression d’aménagement, technologique ici, touristique ailleurs, très certainement légitime aux origines, s’exerce aujourd’hui en de trop nombreux points du territoire montagnard. Les acteurs locaux sont concernés dans tous les cas. Et la question est, disons-le, de savoir jusqu’où il ne faut pas aller trop loin. Cet aspect des choses sera-t-elle prise en compte par les réunions à venir du « Grenelle » ?

À quand, dans un prochain gouvernement, un Ministère de la Montagne (5) ? Utopie, quand tu nous tiens…


(1) On lira entre autres, sans se laisser impressionner par la vigueur des titres : Ecologie, la grande arnaque, par Christian Gerondeau (Albin Michel), et Les prêcheurs de l’apocalypse, par Jean de Kervasdoué (Plon).

(2) Une utile introduction à une telle réflexion peut être l’article du Cardinal Pierre Eyt « Pastorale romantique et « grands travaux », la vallée d’Ossau et son image », Pyrénées, n°200, 1999.

(3) Sur le site de la revue, dans la rubrique actualites/environnement et milieu montagnard, figure le texte in extenso de l’avis du Conseil scientifique du Parc National, rendu à la demande de la Direction du Parc.

(4) Voir Madeleine Cabidoche, Pyrénées, n°213, 2003.

(5) Sur le même site, même rubrique, un entretien d’André Etchelecou, paru dans le journal Sud-Ouest et relatif à l’exercice des responsabilités de l’État en matière d’aménagement pyrénéen.

 

 Présentation des articles

MA RENCONTRE AVEC SŒUR MARIE CASTERET
par Nanou Saint-Lèbe

Avant d’aborder les pages consacrées aux carnets inédits de Norbert Casteret, nous devons à nos lecteurs quelques explications. Nanou Saint-Lèbe raconte les conditions dans lesquelles elle a fait la connaissance de Sœur Marie Casteret, la plus jeune des enfants du spéléologue, et comment la religieuse lui a ouvert ses archives. C’est un éclairage important pour aborder la lecture des notes soigneusement consignées par Norbert Casteret dans ses carnets d’explorateur. Parlant de lui, Sœur Marie Casteret dit sobrement : « spéléologue célèbre et le meilleur des pères ». On trouve aussi dans cette page liminaire des précisions sur la famille Casteret, notamment sur les irremplaçables compagnes d’expéditions que furent Elisabeth, l’épouse de Norbert, décédée en 1940, moins d’un mois après la naissance de Marie, et sur Esther, la mère du spéléologue, « première femme exploratrice d’abîmes ».

L’ÂPRE ET POÉTIQUE PARCOURS DE NORBERT CASTERET VERS LES SOURCES DE LA GARONNE

Dans les quelques lignes de présentation qu’elle a écrites en introduction aux carnets de son père, Sœur Marie Casteret écrit ceci : « Ce texte est la copie intégrale des relations écrites par Norbert Casteret dans ses carnets à ses retours d’ « expéditions ». Il a su s’astreindre non seulement à prendre des notes succinctes tout au long de ses courses, mais encore à en rédiger ensuite, dans un français soigné, tout le déroulement et le détail. Nous lui devons ainsi le plaisir de marcher à sa suite dans un des plus beaux massifs pyrénéens, en une époque définitivement révolue où le romantisme le dispute à l’effort et à l’inconfort… ».

LES CARNETS DE NORBERT CASTERET
Première partie : année 1928

Explorer la montagne dans ces années-là supposait un engagement, une organisation, un certain goût pour l’aventure spartiate. On dormait à la dure, en guise de crèmes solaires, on se passait le visage au charbon, et l’on marchait des heures sur les itinéraires d’approche que l’on fait aujourd’hui en voiture. Bref, on ne peut s’empêcher en lisant les récits de Norbert Casteret de faire des comparaisons avec notre époque où le fond des valeurs montagnardes demeure, altérées parfois par les priorités données à des notions d’un autre ordre comme le souci permanent du confort…

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Norbert Casteret.
(Photo Sœur Marie Casteret).

On commence par suivre Norbert Casteret et ses compagnons d’aventure, sa femme et sa mère notamment, sur les pentes du Néthou (3404m). Nous sommes en mai 1928, déjà dans ces paysages spécifiques du port de Venasque, de la Maladeta et du Trou du Toro aujourd’hui connu sous le nom des Aygalluts. L’explorateur est dans la trentaine, entraîné, endurant, et il n’hésite jamais, en montagne, à se baigner dans les eaux glacées des lacs et des torrents.

C’est en août de la même année que Norbert Casteret rouvre ses carnets pour y consigner les récits de ses trois expéditions successives au Trou du Toro, à la grotte de l’Escalata et surtout sa découverte en solitaire, entre le 30 août et le 5 septembre de la grotte du Toro. Son récit est tellement précis qu’on le suit pas à pas dans sa progression souterraine, dans l’obscurité et l’humidité, faisant ses relevés, dessinant ses cartes, dressant l’inventaire de ses découvertes avec une calme jubilation.

Mieux que n’importe quel portrait, ces récits nous font entrer dans une intimité, quelque chose d’étrange et de secret. Un rapport de confiance s’installe au fil des pages entre l’explorateur et le lecteur. Et ce compagnonnage va se poursuivre car « Pyrénées » va continuer tout au long de l’année 2008 à publier ces formidables carnets inédits de Norbert Casteret.

LE SAUVAGE ET LE DOMESTIQUE
par Claude Dendaletche


L’ours, au cours des dernières années, a largement occupé les unes des gazettes, mais le voilà maintenant concurrencé par le vautour et sans doute aussi, nous dit le professeur Dendaletche, par le loup. Voilà des sujets de conversation qui font du bruit, encore et toujours. Le thème de l’ours serait donc « médiatiquement dépassé, l’animal à la mode étant le loup ». En effet, nous avons eu tendance à l’oublier celui-là, alors même que de tout temps, il y eut des loups signalés dans les Pyrénées, en Navarre, en Aragon et même en Iraty.

Sans s’inscrire dans les sempiternelles discussions et polémiques habituelles, Claude Dendaletche apporte quelques informations peu développées par ailleurs, éclaire la question autrement et dresse un tranquille constat. Quelques dessins bienvenus de Jean-Claude Pertuzé illustrent avec pertinence et humour ce « sujet qui fâche ».

L’OURS ET L’ALIBI DE LA BIODIVERSITÉ
par Jean-Louis Massoure

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Montreur d’ours autrefois.
(Photo D.R.).

Autre contribution sur l’ours, celle de Jean-Louis Massoure, agrégé et docteur ès lettres spécialiste en ethnographie et linguistique, qui aborde le sujet sous un angle inédit. Il estime en effet que la biodiversité n’est qu’un alibi utilisé par le capitalisme ambiant et démonte les arguments de ceux qui l’utilisent pour justifier la substitution à une population indigène en voie de disparition par une population « étrangère ». « Et cette substitution, note-t-il, aucune biodiversité ne peut l’innocenter même si des accords politiques la légitiment ». Il cite Montaigne et Hannah Arendt et invite à la réflexion. Le débat ainsi relancé explore des espaces peu visités au carrefour de l’histoire, de la philosophie, de la morale et de la science. A suivre…

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Le Tozal del Mallo, face sud l’une des plus belles parois des Pyrénées.
(Photo Bernard Grenier).

IL Y A 50 ANS, PREMIÈRE ASCENSION DU TOZAL DEL MALLO PAR LA FACE SUD
par Bernard Grenier

Les 20 et 21 avril 1957, cinq grimpeurs français réussissaient la première ascension par la face sud du Tozal del Mallo, paroi mythique des Pyrénées aragonaises en vallée d’Ordesa. Jean Ravier faisait partie du groupe.

Pour commémorer l’événement, « Pyrénées » publie le récit inédit d’une ascension de cette même paroi, trois ans plus tard, du 27 au 29 octobre 1960, par Jean et Pierre Ravier, Paul Bonnenfant, Philippe et Bernard Grenier. Ce récit intitulé « Deux jours et deux nuits dans la voie franco-espagnole » donne la mesure de l’engagement des grimpeurs dans cette escalade « dolomitique ».

LES GORGES DE SAINTE-ENGRÂCE, LIEU DE PASSAGE
par Madeleine Cabidoche

Les gorges sauvages de Kakoueta ou celles majestueuses d’Ejuharre impressionnent toujours le visiteur. Les Hirondelles, ces jeunes Navarraises et Argonaises qui émigraient en Soule, entre 1880 et 1930, pour y fabriquer les espadrilles de Mauléon passaient par là (voir « Pyrénées » N° 232, l’article que leur a consacré Marie Baulny). C’est sur leurs traces et sur ce parcours exceptionnel que nous entraîne Madeleine Cabidoche pour explorer les lieux sous toutes leurs facettes.


 
HENRY MIEGEMARQUE, UN INSTITUTEUR NATURALISTE OSSALOIS ATYPIQUE
Par Stéphane Duchateau, Thierry Danneels et Antonin Nicol

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Henry Miègemarque en avril 1886, dépliant publicitaire.
(Document © Museum d’Histoire naturelle de Bayonne).

C’est en partant d’un livre publié en 1902 par Henry Miegemarque et intitulé « Chasses pyrénéennes » que nos auteurs ont mené l’enquête. Qui était donc ce singulier ornithologue ? Il était chasseur tout autant que naturaliste. Fils et petit-fils d’instituteur, ce qu’il deviendra lui-même, il se passionne plus pour la nature, la chasse et la montagne que pour l’enseignement. Il est plutôt turbulent et ne fera pas une grande carrière dans l’Éducation nationale dont il sera révoqué. Il devient donc officiellement naturaliste-préparateur, taxidermiste, accompagnateur en montagne tant pour la chasse que pour la promenade… La suite des aventures d’Henry Miégemarque, ses voyages, ses activités de conservateur de musée, ses publications et sa triste fin à l’âge de 46 ans donnent à cette biographie originale une grande densité. Cet Ossalois atypique en effet méritait bien de sortir de l’oubli.

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(Photo Louis Laborde-Balen).

DE ’EMBARADÈRE À SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE
par Paul Bouchet
Itinéraire croisé, poétique, imaginaire et bien réel à la fois, entre ces deux aventures humaines, une course en montagne et la longue marche vers Saint-Jacques. Vécues par celui qui les raconte car elles l’ont marqué à vie.

L’ÉTONNANT PARCOURS DE MAURICE ROZAN DE MAZILLY, FONDATEUR DE LA CHOCOLATERIE D’OLORON-SAINTE-MARIE
par Louis Laborde-Balen

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La marque (on dirait aujourd’hui "le logo") des chocolats Rozan. Le graphisme a été personnellement dessiné par l’industriel.
(Document D.R.).

C’est le Docteur Guy Ebrard, le gendre de Maurice Rozan de Mazilly, qui vient d’écrire la biographie du fondateur de la chocolaterie oloronaise, également inventeur d’un chocolat d’actualité au moment des fêtes de fin d’année, le fameux « Pyrénéen ». Ce travail très documenté sert de source à Louis Laborde-Balen pour explorer ce parcours hors normes qui a fait d’un moussaillon un grand capitaine d’industrie.

BIBLIOGRAPHIE PYRÉNÉENNE : RAYMOND D’ESPOUY, BIBLIOPHILE ET PYRÉNÉISTE
par Claude Dendaletche


Artiste, cartographe, pyrénéiste militant, homme de relation et de communication, homme de lettres au sens épistolaire du mot, Raymond d’Espouy, gentilhomme gascon qui habitait à Monléon-Magnoac dans les Hautes Pyrénées, est mort en montagne en 1955. Il était parent de Henry Russell et d’Henri Brulle. La richesse de sa correspondance avec des personnages centraux de la culture et de l’activité pyrénéiste (Brulle, Maurice Russel, Louis Le Bondidier, Roger Grenier etc.) témoigne d’une inlassable activité et fourmillent de renseignements et de données documentaires.

Raymond d’Espouy, on s’en doute, est d’autant plus proche de nous qu’il fut effectivement un témoin de la transmission de témoin du Bulletin Pyrénéen à Pyrénées au début des années cinquante.

CHRONIQUES par Louis Laborde-Balen

Montagne, La nature et nous, Refuges et hébergements, Eaux et sources, Patrimoine et culture, Stations de sports d’hiver, Religion, Parc national, Routes, voies et tunnels, Itinéraires, Sports aux Pyrénées, Économie, Carnet et nécrologies, Les revues…






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