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De l’Aragon à Mauléon,
la migration des "hirondelles"
Packe, le guide anglais
Le retour du vautour moine

Ce nouveau munéro, disponible depuis le début du mois d’octobre présente en couverture la très belle image d’un pont, un arc en plein cintre très épuré posé au dessus d’un torrent. Cette photo d’ André Pesqué illustre l’article consacré à la migration des « hirondelles », de l’Aragon à Mauléon. Ce pont enjambe le Belagua, situé sur l’itinéraire qu’empruntaient ces jeunes filles pour venir à Mauléon travailler dans l’industrie de l’espadrille entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème. La dernière page de couverture montre une photo rare de Sylvain Henriquet . Il s’agit d’un vautour moine, dont la réintroduction sur plusieurs site français est en cours, les Pyrénées n’étant pas oubliées dans ce programme.


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Pont sur le Belaga.
(Photo André Pesqué)

 


 
 
SOMMAIRE

339 - ÉDITORIAL - Pierre-Marie Cortella

341 - CHARLES PACKE LE PREMIER PYRÉNÉISTE ANGLAIS - Kev Reynolds

353 - LE CHEMIN DES HIRONDELLES
Quand les jeunes Navarraises et Aragonaises
émigraient en Soule (1880-1930) - Marie Baulny-Cadilhac

381 - EXCELSA LA REINE DU BALAÏTOUS - Marta Iturralde

391 - MES PYRÉNÉES SAUVAGES
LE VALLON DU POUEY TRÉNOUS : PARADIS PYRÉNÉEN PRÉSERVÉ
Romain Bourbon

395 - AU BOUT DU LAC, LA TOURBIÈRE - Patrick Viala

407 - LE VAUTOUR MOINE EN VOIE DE RÉINTRODUCTION DANS LES PYRÉNÉES - Louis Albesa

417 - « VILLE DE PAU » UN POÈME ANONYME (ET PYRÉNÉISTE…) DE 1904 - Louis Laborde-Balen

BIBLIOGRAPHIE PYRÉNÉENNE

423 - SOUVENIRS D’HENRY RUSSELL D’APRÈS LES LETTRES DE MAURICE RUSSELL - Claude Dendaletche

431 - LIVRES 2004 À 2007 - Claude Dendaletche

437 - CHRONIQUES - Louis Laborde-Balen - Jean-Paul Chaintrier

À lire aussi :

LES AMIS DU PARC NATIONAL DES PYRÉNÉES, p. 338
TRAIT D’UNION, p. 352
LE COURRIER DES LECTEURS, p. 380
RETOUR SUR LA CROIX FRONTIÈRE…, p. 390
LA PHOTO ET LES MOTS, p. 422
Une épreuve d’endurance :
LA RÉHABILITATION DE L’HOSPICE DE FRANCE, p. 436

ÉDITORIAL

Pierre-Marie Cortella
La mêlée et la cordée
C’est quand même un drôle de sport où toutes les morphologies et tous les caractères humains peuvent s’exprimer en se disputant un ballon à deux bouts. Tandis que les vingt meilleures équipes nationales s’affrontent en terre française pour le trophée mondial du rugby, est-il incongru d’évoquer l’événement dans ces pages ? L’éclectisme de la revue est déjà une bénédiction mais il y a peut-être lieu de justifier un peu mieux le propos en risquant cette simple question : le rugby ne descendrait-il pas des Pyrénées ? Ce sujet de thèse n’ayant encore jamais été traité, voici quelques arguments directeurs pour entamer la recherche.

Certes, les Anglais y sont pour quelque chose, mais les Anglais et les Pyrénées, n’est-ce pas… inutile de faire un dessin et Kev Reynolds, présent dans ce numéro avec la complicité des frères Ravier, ne dira pas le contraire. Admettons cette légende un peu fumeuse du jeune footballeur génial de l’équipe du collège de Rugby qui décida un beau jour que jouer sans les mains n’était décidément pas drôle. La France profonde, elle, s’adonnait à la « soule » depuis les temps les plus reculés et au pied des Pyrénées, on n’était pas en reste. Les règles de ces confrontations étant plus que rustiques, admettons aussi que le rugby introduisit un peu de civilisation dans ces grands débordements moyenâgeux.

Pour revenir à la question initiale, il faut en poser une autre. Pourquoi est-il admis que le sud-ouest est, dans notre pays, la terre d’élection du rugby ? Il serait utile de recenser les années de naissance des grands clubs – ceux des villes capitales étant évidemment les plus anciens. Mais d’un bout à l’autre de la chaîne, toutes les villes pyrénéennes, même de très modestes, à l’aube du xxe siècle, ont adhéré à « l’Ovalie », donnant naissance à de grands clubs mythiques. Dans le désordre et loin de toute hiérarchie, on peut citer sans se tromper Lourdes, Pau, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Lannemezan, Oloron, Foix, Biarritz, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz, Perpignan ou Hendaye... Il y a là une densité remarquable. Quand on musarde dans le piémont ou plus près des grandes parois, on voit bien, à la sortie des villages, que la moindre parcelle un peu plate est exploitée et que le rugby y a planté ses perches, résistant farouchement à la déferlante du football.

Et puis, il y a les hommes, des piliers, des talonneurs, des demis de mêlée ou des deuxièmes lignes, des montagnards de tous poils et de tous gabarits qui sont venus au rugby écrire des pages glorieuses ou des histoires ordinaires que personne ne connaîtra jamais. Peut-on parler d’un rugby de la montagne ? L’inoubliable Jean Prat illustre parfaitement cette proposition. Limitons-nous à constater ce rapprochement évident, naturel, puisqu’il est lié à une communauté de valeurs, à un esprit partagé. Pourvu que ça dure, que les rugbymen comme les montagnards s’y accrochent en résistant aux multiples tentations qui nous cernent.

Le rugby descend-il des Pyrénées ? Aussi sûrement que le gave de Pau coule sur le versant nord jusque dans la plaine. On ne se pose même plus la question de savoir pourquoi le ballon ovale n’a pas franchi les crêtes frontières. Les Espagnols n’en ont pas voulu ou si peu. L’objet a simplement heurté la muraille, rebondi avec ses fantaisies habituelles et s’est inventé un destin ici même. La preuve est ainsi faite.

Un mot encore. Avez-vous remarqué ce que fait le buteur qui tente de transformer une pénalité ? Il est là, campé sur ses deux pieds, il se concentre, pose son regard sur le ballon, lève les yeux vers les deux perches, l’étroit couloir vertical au loin, là-haut. C’est une montagne qu’il mesure, un itinéraire qu’il découvre, un rêve de sommet. Comme s’il était sur le plateau de Bious-Artigues, les deux pics de l’Ossau bien en face de lui. Il ferme les yeux et s’élance…

***

Charles Packe n’était pas rugbyman mais un singulier personnage portrait qu’en dresse Kev Reynolds, un auteur que les lecteurs de Pyrénées ont déjà rencontré dans ces pages, rend justice au premier pyrénéiste anglais, grand ami de Russell, explorateur infatigable, amateur de « premières », botaniste curieux et obstiné. Il aimait passionnément les Pyrénées et paya de sa personne pour que ses compatriotes britanniques le rejoignent dans son enthousiasme. Packe a laissé son nom à un refuge de la chaîne, lui qui préférait toujours dormir à la belle étoile dans un sac de couchage d’anthologie. A une époque où les guides pyrénéens méprisaient le principe même de la cordée, lui n’hésitait pas à s’attacher… avec ses chiens !

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Couverture : P. 4 : Vautour moine
(Aegypius monachus).
(Photo Sylvain Henriquet, LPO-PACA).

À lire aussi dans ce numéro, un grand document sur les jeunes filles des vallées espagnoles qui venaient chaque année travailler en Soule, à Mauléon dans l’industrie de l’espadrille. On les appelait « les hirondelles ». Cinquante années de l’histoire de ces femmes et de l’aventure industrielle à laquelle elles participèrent sont ici racontées avec une grande précision par Marie Baulny-Cadilhac.

Autre invitation, celle de Patrick Viala, naturaliste, qu’il faut suivre dans son exploration de la tourbière de Lourdes. C’est une passionnante visite guidée dans ce milieu naturel étonnant et insoupçonné de la plupart des promeneurs. Nature encore avec ce gros plan sur le vautour moine, formidable planeur, en voie de réintroduction dans les Pyrénées. Louis Albesa décrit l’opération en cours sur différents sites français, opération heureusement moins passionnelle et donc moins médiatisée que le feuilleton concernant l’ours.

Louis Laborde-Balen propose quant à lui une énigme : il s’agit d’un poème anonyme (et pyrénéiste !) consacré à la ville de Pau et datant de 1904. Des indices existent mais il manque encore les preuves irréfutables.

Enfin, nos rendez-vous habituels : itinéraires montagnards, bibliographie, chroniques… Ce numéro 232 est le dernier de la série millésimée 2007. Tandis que nous préparons les prochains numéros, nous voyons tout à coup arriver à grands pas les fêtes de fin d’année. Alors voici une idée : un abonnement à Pyrénées pour un parent ou un ami peut être un formidable cadeau. Pensez-y…

PRÉSENTATION DES ARTICLES

CHARLES PACKE, LE PREMIER PYRÉNÉISTE ANGLAIS

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Charles Packe (1826-1896).
(Aquarelle de sa sœur Emma).

Pyrénéiste londonien, Kev Reynolds qui signe cet article n’est pas un inconnu des lecteurs de notre revue. Il était déjà présent dans notre numéro 226. Ami de Jean et Pierre Ravier, il nous fait part ici de ses recherches sur le grand Charles Packe. Pyrénéiste à coup sûr et même le premier Anglais à mériter ce titre, Packe se consacra en effet à cette « magnifique chaîne de montagnes qui sépare la France de l’Espagne » pour la faire connaître et aimer de ses compatriotes. Dans son « Guide to the Pyrénées », dont la première édition date de 1862, il développe ses argument pour convaincre un public britannique toujours avide de découvertes mais plus naturellement tourné vers les Alpes. Ce qu’il aimait dans les Pyrénées ? « la paix de l’esprit et du cœur, la parfaite solitude, l’entière liberté qu’on y goûte ».

Il se livra à une exploration systématique des Pyrénées, réalisa plusieurs ascensions et itinéraires inédits et fut presque un photographe avant la photo. On se fera en effet une idée du talent de Charles Packe en découvrant, en illustration de l’article de Kev Reynolds, une remarquable gravure du lac du Portillon d’Oô. Son étude complète du massif de la Maladeta constitue un monument. Russell, on le sait, était son ami et disait de Packe qu’il était le « Tyndall des Pyrénées ». Aujourd’hui, Charles Packe est toujours présent dans les Pyrénées. Un refuge, construit à l’initiative du CAF de Bordeaux, porte son nom. Il est situé au col Rabiet à 2509 mètres d’altitude.

LE CHEMIN DES HIRONDELLES

Quand les jeunes Navarraises et Aragonaises émigraient en Soule (1880-1930)
Elles quittaient leur village à l’automne pour une saison de travail en Soule et revenaient au printemps. On les appelait les « Hirondelles ». Elles arrivaient des vallées du versant espagnol. Leur histoire, sur cinquante années, constitue un élément majeur des grands mouvements de migration dite économique de la fin XIXème et du début XXème siècle. On connaît aujourd’hui l’importance de l’apport social, culturel et économique de ces populations en mouvement. Marie Baulny-Cadilhac , après d’autres travaux consacrés à ce sujet, porte un regard chaleureux et plein d’humanité sur ces « femmes de courage ». Elle a emboîté le pas de Roman Perez, fils d’Hirondelle et témoin fidèle, pour faire le pèlerinage à travers les gorges de Kakoueta et d’Ehujarre.

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Les sandalières. Musée Etnológico de Ansó.
(Photo M.B.C.).

Il faut prendre le temps de lire ce document très riche et très complet. Comme il y a la saison des cèpes ou des myrtilles, il y a la saison de l’espadrille. C’était une industrie florissante à Mauléon et les jeunes filles espagnoles quittaient donc leur village pour aller s’engager dans les usines françaises, de l’autre côté de la frontière. Ce travail préféré à une place dans une « maison de riches » était considéré comme une occupation en attendant le mariage. Il s’agissait de mettre de l’argent de côté pour préparer le trousseau.

La présence des Hirondelles à Mauléon ne passe pas inaperçue. On sait par exemple d’entre 1910 et 1914, 600 personnes sont en pension dans 213 ménages. Tout ce monde est logé dans des conditions qui sont loin d’être excellentes et à l’usine, les conditions de travail sont pénibles…

Aujourd’hui à Mauléon, l’industrie de l’espadrille n’est plus ce qu’elle était. À la veille de la seconde guerre mondiale 40 entreprises employaient 1800 personnes. Aujourd’hui, tout a bien changé. Même si l’on parle de renaissance, l’association Soule Espadrilles ne regroupe que six entreprises pour 300 ouvriers sandaliers qui travaillent en entreprise ou à domicile.

Cet article de Marie Baulny-Cadilhac sera prolongé dans le prochain numéro de « Pyrénées » à paraître en janvier 2008 par une étude de Madeleine Cabidoche consacrée aux « Gorges de Sainte-Engrâce, lieux de passage ».

EXCELSA LA DÉESSE DU BALAÏTOUS


Chimérique beauté, princesse de Gabas, Excelsa appartient à ce que l’on pourrait appeler les mythologies montagnardes. Il s’agit en réalité d’un conte merveilleux, créé en 1910, et dû à l’imagination d’un amoureux du Balaïtous, le grimpeur Marcel Bourdil. Une ravissante jeune fille, Excelsa, pour discipliner ses soupirants, leur impose une épreuve : révéler le plus grand secret du Balaïtous. Le suspense est insoutenable, le scénario inattendu. Il a intrigué à ce point notre amie espagnole, l’écrivain Marta Iturralde , que nous pouvons aujourd’hui sortir Excelsa des tourments de l’oubli. Marta Iturralde s’est laissée guider par son esprit pour approcher du royaume et du secret d’Excelsa. Elle partira du barrage de la Sarra, sur le versant de Sallent, passera par l’abri Michaud, traversera le Balaïtous où l’on retrouvera l’arête Packe-Russell !...

La suite est à découvrir. Tout comme l’article de Gérard Raynaud qui, lui, a retrouvé la trace de l’inventeur d’Excelsa, Marcel Bourdil (1873-1928). Il en brosse un portrait attachant

RETOUR SUR LA CROIX FRONTIÈRE

L’énigme proposée par Jean Marchadier dans notre numéro 230 est levée. Notre auteur s’interrogeait en effet sur une mystérieuse croix frontière au col sans nom officiel (col de Lourdes pour les grimpeurs espagnols). Il existe en effet une croix frontière N° 316, non seulement sur ce col mais également au col du Cardal. Pourquoi deux ? Laquelle est la bonne ? Gérard de Clarens détient l’explication, ce qui nous permet de nous arrêter avec lui sur une page de l’histoire des Pyrénées pendant la dernière guerre.

MES PYRÉNÉES SAUVAGES : LE VALLON DU POUEY TRÉNOUS

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Vallon du Pouey-Trénous. Pic Isardères au centre, pic de Chabarrou à droite.
(Photo R. Bourbon).

C’est un paradis pyrénéen préservé, on y arrive depuis le fond du plateau du Cayan (Marcadau) en montant à gauche. Romain Bourbon poursuit ses explorations de secteurs peu fréquentés et celui-ci en est un, à n’en pas douter. Sept heures de balade, avec au programme, une vue imprenable sur la face nord du Vignemale. À retenir pour l’été prochain.
 
 
 
 
 
 
 

AU BOUT DU LAC, LA TOURBIÈRE


Naturaliste amateur mais néanmoins professeur agrégé de sciences de la vie et de la terre, Patrick Viala , nous dévoile sa passion pour le site de la tourbière de Lourdes, et mieux, il nous la communique. « La tourbière était là, écrit-il, au fond du lac, fascinante, envoûtante, ensorcelante, attirante et l’idée de marcher sur l’eau me plaisait assez … ». Vestiges de périodes froides du pléistocène, donc reliques des temps glaciaires, les tourbières témoignent. Celle de Lourdes raconte l’histoire du glacier du gave de Pau qui, en son temps, déposa des moraines de blocs de granit en amphithéâtre, formant barrage à l’écoulement des eaux et donnant naissance au lac de Lourdes. La présence d’eau en milieu acide, associé au froid persistant après le retrait des glaces, a permis l’installation de la tourbière, caractérisée par sa platitude et ses vives couleurs.. Dans ce texte très documenté qui éveille la curiosité, Patrick Viala parle « d’ambiance amazonienne », de plantes étonnantes et de fleurs magnifiques. Il dévoile les mécanismes et les mystères de la tourbière, raconte comment les sphaignes dans un incroyable enchevêtrement de tiges retiennent l’eau et alimentent la vie de ce jardin sauvage plus extraordinaire encore que celui de la chanson.… Passionnant en effet.
 
 
 
 
 
 

LE VAUTOUR MOINE EN VOIE DE RÉINTRODUCTION DANS LES PYRÉNÉES

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(Photo Sylvain Henriquet, LPO-PACA).

Cette espèce classée « vulnérable » fait l’objet de préparatifs en Catalogne en vue de sa réintroduction dans les Pyrénées. Louis Albesa raconte cette entreprise au long cours. C’est un programme exemplaire de réintroduction qui a été engagé en France à partir de 1992. L’espèce avait en effet disparu du ciel français au début du XXème siècle. Le vautour moine est un solitaire. Il est le plus grand, le plus sombre et le plus puissant des vautours avec une envergure pouvant atteindre près de trois mètres. Il y a une dizaine d’années, les premiers vautours moines ont été relâchés dans les Grands Causses : cinq oiseaux au départ. On recense aujourd’hui plus de quinze couples nicheurs qui, en 2006, ont donné quatorze naissances. Désormais l’espoir grandit de voir ce grand et magnifique planeur coloniser peu à peu, à nouveau, son aire d’origine sur les deux versants des Pyrénées, du Pallars à l’Andorre, de l’Aude à la Méditerranée.

« VILLE DE PAU », UN POÈME ANONYME ( ET PYRÉNÉISTE…) de 1904

Louis Laborde-Balen qui a retrouvé ce texte, imprimé à Pau en septembre 1904, s’interroge sur son auteur. La brochure en effet n’est pas signée. A qui l’attribuer ? Les indices ne manquent pas et Louis Laborde-Balen soupçonne le magistrat Georges Minvielle, camarade de lycée de Lautréamont et ami de Louis Barthou. Manque cependant la preuve irréfutable. Peut-être existe-t-elle sur un exemplaire dédicacé. Affaire à suivre.

BIBLIOGRAPHIE PYRÉNÉENNE : SOUVENIRS D’HENRY RUSSELL D’APRÈS LES LETTRES DE MAURICE RUSSELL.


Ces lettres de Maurice Russell, neveu d’Henry et fils de Franck, font partie du Fonds Raymond d’Espouy qui cherchait à réunir le maximum d’informations sur Henry Russell. Ces lettres (51 au total) vont d’août 1934 à mars 1950 et constituent un véritable trésor documentaire. Claude Dendaletche les a lues et en propose une analyse très éclairante.
 

À LIRE AUSSI

- Bibliographhie pyrénéenne : livres récents sur les Pyrénées. Auteurs au rendez-vous :David Genestal, Michel Serres, Patrice de Bellefon, Santiago Mendieta, Jean-Loup Fricker, Philippe Terrancle, Alexandre Hurel, Michel de Jaureguiberry, Bernard Loughlin, Javier San Roman, José Luis Piedrafita, Simon Elias, Fernando Mendiola, Edurne Beaumont, Marisancho Menjon, Alberto Martinez Embid, Paul-Marie Leroy, Antoine Guterg.

- Le point sur la réhabilitation de l’Hospice de France à Luchon par Nanou Saint-Lèbe .

- Les chroniques : Louis Laborde-Balen et Jean-Paul Chaintier - Montagne, Refuges et hébergements, La nature et nous, Stations de Sports d’hiver, Grottes et spéléologie, D’un versant l’autre, Patrimoine et culture,Agenda, Langues des Pyrénées, Religion, Itinéraires, Routes voies et tunnels, Économie, Faits divers pyrénéens, Carnet, Les revues.

- Dans le prochain numéro ( à paraître en janvier 2008) :

Un document exceptionnel : Les carnets inédits de Norbert Casteret - Sur les traces d’Enry Miégemarque - Kakoueta, Ehujarre : Les gorges de Saint-Engrâce, lieux de passage - L’étonnant parcours de Maurice Rozan de Mazilly, fondateur de la chocolaterie d’Oloron-Sainte-Marie - Préhistoire et figures originales de préhistoriens de la vallée d’Ossau - L’ours et l’alibi de la biodiversité - La bibliographie pyrénéenne - Les Chroniques

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