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Carnet - nominations

ÉTIENNE FLORENCE


Les obsèques d’Étienne Florence, décédé le 14 février à Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées) ont été célébrées deux jours plus tard à Cauterets où il avait vu le jour il y a quatre-vingt-onze ans. Fils de paysan, Étienne Florence était le dernier représentant
d’une longue lignée de guides chasseurs d’isards où s’étaient notamment illustrés, à Gavarnie, Célestin Passet et François Bernat-Salles.

Membre d’une grande famille de skieurs de Cauterets, il avait été directeur de l’école de ski de Gourette (Pyrénées-Atlantiques) au début des années soixante jusqu’à la création de la station du Lys, dans sa station natale, en 1964.

Mis en ligne le lundi 12 mars 2012.


HENRIETTE LÉCUMBERRI


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(Photo Guy Santamaria).

Au début du mois de mai 2010, Henriette Lécumberri disparaissait à Bordeaux. Cette femme fut une excellente grimpeuse et skieuse. Au cours de ses escalades, elle a côtoyé Maurice Jeannel, Robert Ollivier, Guy Fournié, Guy Santamaria, Jean Pierre Gautsch, Patrice de Bellefon, Jean et Pierre Ravier, Paulette Daudu...

Henriette Denjean-Navailhes est née à Bordeaux. Enfant, elle découvrit les Pyrénées avec un oncle au cours de vacances en Béarn et les montagnes en général en lisant « La grande crevasse » de Frison-Roche. Mariée avec André Lécumberri (1908 - 1975) qui fut le vice-président du Ski-Club de Bordeaux, elle consacra ses loisirs à l’escalade et au ski. Les Pyrénées furent les montagnes les plus proches, elle y fit de belles courses : ascension du Balaïtous par l’arête NO (1ère), de la Grande Fache, en août 1948 dans le cadre d’un camp d’été du GDJ à Larribet . Le 29 août 1956, avec Jean et Pierre Ravier et Guy Santamaria, elle s’accrocha à la Tour du Marboré. La cordée s’arrêta à la base du Drièdre. Par contre, en septembre 1958, elle ouvrit au Grand pic d’Ossau la voie dite « Voie de Bellefon » (1ère) avec P. de Bellefon et G. Santamaria. Elle grimpa également la face Nord de la Pique Longue du Vignemale. Elle se souvenait particulièrement de la face Nord du Petit Pic d’Ossau (voies Ollivier) où, en cordée avec Guy Santamaria, elle éprouva quelques frayeurs en juillet 1955. Elle entra au GDJ (N°229) en 1947 où elle resta jusqu’en 1968... Elle skiait à Gourette et à Barèges. Dans les Alpes, elle accomplit la Haute Route et rallia Chamonix à Zermatt (2 fois), elle grimpa au cours de stages (notamment avec Armand Charlet). Hors territoire Français, elle alla s’accrocher à des parois andines (1973) et népalaises (1974).

Mis en ligne le mardi 29 mars 2011.


GEORGES BUISAN EST DÉCÉDÉ


Disparu le 10 août dernier à l’âge de 86 ans, Georges Buisan était né à Montréjeau (H.G.) en 1924 mais avait passé son enfance en Bigorre. Il avait été amené à s’intéresser à la vie pastorale traditionnelle dans les Pyrénées centrales, qui lui avait inspiré plusieurs ouvrages : Henri Fédacou raconte, Des cabanes et des hommes, Hier en vallée de Campan, Aux cabanes de la Lit.

Mais son œuvre n’est pas seulement écrite, elle s’est également matérialisée dans la vallée de Lesponne par la restauration, avec les matériaux et les techniques de l’époque, des cabanes du courtaou de la Lit auxquelles il se consacra pleinement de 1978 jusqu’à 2003.

Collaborateur de nombreuses revues régionales, il avait écrit pour Pyrénées :

En 1987, Tribulations d’une carte postale (n° 149)
Chronique d’autrefois et pour que rien ne se perde … (n° 152)
En 1990, Chronique pyrénéenne de demain, conte d’anticipation (n° 162)
En 2002, Mon orri en vallée de Lesponne (n° 211)

Mis en ligne le mardi 7 septembre 2010.


GÉRARD DE CLARENS N’EST PLUS


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Gérard de Clarens
à la Libération
commandant militaire de la frontière.

Gérard de Clarens s’est éteint à l’âge de 88 ans. Ses obsèques ont été célébrées le mardi 13 juillet 2010, en l’église d’Argelès-Gazost.

En 1939, étudiant à Paris, il passe ses vacances dans les Pyrénées. Il s’engage dans la Résistance, en 1941 il met en place une filière de passages vers l’Espagne et d’évasions et crée le réseau « Andalousie ». Gérard de Clarens fut arrêté trois fois : une fois à Gèdre, deux autres en Espagne. Au total, il effectuera 37 passages entre 1941 et 1944. Celui que l’on appelait « Claverie » ou « Gonzalès » a joué un grand rôle dans la Résistance locale et nationale.

Après la guerre, il s’engage dans l’armée. Il fera partie d’associations internationales de résistants et interviendra au musée de la Déportation et de la Résistance de Tarbes .

Gérard de Clarens était officier de la Légion d’honneur, médaillé de la Résistance, Croix de guerre « 39-45 » avec trois citations, chevalier des Palmes académiques, commandeur de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, président du comité départemental de la Résistance, vice-président délégué de l’union départementale de l’Union française des anciens combattants (Ufac). »

Il était également l’un des anciens du Conseil d’administration des Amis du Musée Pyrénéen de Lourdes dont il en était le Vice-président et a contribué dans la revue à plusieurs articles sur les passages clandestins dans les Pyrénées.

Mis en ligne le lundi 26 juillet 2010.


L’ARIÉGEOIS HENRI NAYROU EST PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES ÉLUS DE MONTAGNE


Le 13 novembre 2008, le comité directeur de l’association nationale des élus de la montagne a porté Henri Nayrou, 64 ans, député de l’Ariège, à sa présidence. Celui-ci, journaliste sportif, fut plusieurs fois maire de la Bastide de Sérou ; il est également conseiller général et président du syndicat mixte de gestion de la station de Guzet Neige. Il a été élu député en 1997. Il rédigea en 2001 un rapport de la délégation de l’Assemblée Nationale à l’aménagement du territoire sur la présence des services publics en milieu rural et de montagne.

Mis en ligne le lundi 5 janvier 2009.


DÉCÈS DE FRANÇOIS BOYRIE



Le guide de haute montagne François Boyrie est décédé dans son Cauterets natal (Hautes-Pyrénées), le 20 avril, à l’âge de 97 ans.

Il faisait partie de cette génération de guides diplômés du Club alpin français, une filière qui précéda celle de l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme de Chamonix. Surnommé « le sherpa », François Boyrie avait réalisé ses plus beaux exploits dans le massif du Vignemale (il y ouvrit la voie de l’éperon nord-ouest de la pointe Chausenque début juillet 1945) et dans le massif de Gavarnie (face nord-ouest du Marboré en solitaire). Moniteur civil de l’armée après la Libération, il s’était illustré pendant la guerre - comme le champion de ski bigourdan François Vignole - en faisant passer clandestinement de nombreuses personnes en Espagne, par cette montagne pyrénéenne qu’il connaissait parfaitement.

Avec lui disparaît l’une des dernières très grandes figures du pyrénéisme, un guide de référence, un montagnard mythique que l’on avait vu skier pour la dernière fois à Gourette, lors d’une réunion « d’anciens », il y a cinq ans, à 92 ans !

Mis en ligne le samedi 26 avril 2008.


PHILIPPE DOUSTE-BLAZY NOMMÉ SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT DE L’ONU


Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a nommé M. Philippe Douste-Blazy, le Président du Conseil d’administration d’UNITAID, la Facilité internationale d’achats de médicaments qui opère au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aux fonctions de Conseiller spécial pour les sources novatrices de financement du développement.

M. Douste-Blazy aura le rang de Secrétaire général adjoint et recevra une rémunération salariale symbolique d’un dollar par an.

Le Conseiller spécial fera la promotion d’UNITAID et sera également chargé de l’organisation de la première Conférence mondiale des donateurs non gouvernementaux en accordant une attention particulière au financement du développement par les citoyens, les autorités locales et régionales, les fondations et organisations à but non lucratif ; les groupes confessionnels et le secteur privé.

M. Philippe Douste-Blazy né en 1953 à Lourdes, fils de Louis Douste-Blazy, petit-fils d’Antoine Béguère, joueur puis dirigeant mythique du FC Lourdes lors de ses années dorées, a derrière lui une carrière réussie de médecin : il a exercé comme cardiologue à Lourdes puis à Toulouse et devient en 1988 professeur de médecine à la Faculté des Sciences de Toulouse, en épidémiologie, économie de la santé et de prévention. Il a assumé ensuite des fonctions électives, député européen, maire de Lourdes, conseiller général des Hautes-Pyrénées, maire de Toulouse, député de la Haute-Garonne, président de la Communauté d’agglomération du Grand Toulouse, mais également des fonctions ministérielles, ministre délégué à la Santé, ministre de la Culture, ministre de la Santé et de la Protection sociale, ministre des Solidarités de la Santé et de la Famille, ministre des Affaires étrangères.

Mis en ligne le mercredi 20février 2008.


DÉCÈS DE SŒUR MARIE CASTERET


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Sœur Marie Casteret.
(Photo collection ARSIP).

La fille cadette du grand spéléologue est décédée le mardi 4 décembre 2007, à l’âge de 67 ans.

Née le 23 avril 1940, elle ne devait pas connaître sa mère, disparue le 6 mai suivant. Mise en nourrice, elle fut récupérée par son père à l’age de deux ans et fut très présente à ses côtés, notamment les dix dernières années de sa vie qu’elle passa près de lui. Elle s’occupa de classer les innombrables documents, écrits et imprimés, amassés par Norbert Casteret tout au long de sa féconde existence.

Entrée en religion au couvent des sœurs de la Providence de Villeneuve-de-Rivière (Haute Garonne), Marie Casteret a confié à notre revue les carnets inédits écrits par Norbert Casteret lors de sa recherche des sources de la Garonne, en cours de publication.

Mis en ligne le jeudi 7 février 2008.


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