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Stations de sports d’hiver

MIJANÈS (Ariège) :
LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A DIT NON
À L’EXTENSION DE LA STATION DE SKI


Le projet d’agrandissement de cette petite station de ski familiale prévoyait l’installation d’un téléski de 730 mètres et la création de trois pistes de 4,8 Km, 1 500 et 700 mètres au cœur d’une zone d’hivernage vitale pour le grand tétras dont on connaît la situation précaire.voir notre écho du 3 août 2008

Les associations Comité écologique ariégeois et Nature Midi-Pyrénées, qui avaient attaqué l’arrêté préfectoral de 2007 autorisant la création d’une Unité touristique nouvelle, ont obtenu gain de cause du tribunal administratif de Toulouse qui a estimé, dans son jugement du 1° décembre 2011, qu’une partie du projet aurait « nécessairement un impact négatif sur la population de grands tétras des Pyrénées ». Mais le tribunal a également remarqué que le projet empièterait sur un site vierge et aurait une incidence significative sur des paysages et des milieux biologiques remarquables, avec leurs landes à rhododendrons ou leurs buttes colorées de sphaignes (9 habitats d’intérêt communautaire et 5 plantes protégées au moins).

La justification économique du projet a également été jugée « peu réaliste », notamment au niveau des hypothèses de chiffre d’affaires et de taux de remplissage des hébergements. C’est d’ailleurs une constante dans ce genre d’aménagements où les calculs de fréquentation sont généralement surestimés.
Enfin, le tribunal a fait remarquer les incertitudes quant à l’enneigement de la station, d’où un risque financier trop grand pour le budget de la communauté de communes et la régie de la station, déjà en déficit structurel.

Du coté de la communauté de communes, on fait valoir que le projet était indispensable au maintien de l’attractivité du site, qu’il signifiait la création de 12 emplois directs et de 14 emplois indirects, et que des mesures compensatrices étaient prévues pour protéger le grand tétras.
Le conseiller général du canton, Francis Magdalou, espère pouvoir trouver une solution pour débloquer la situation.

Mis en ligne le vendredi 6 janvier 2012.


LIAISON PIAU-TUNNEL DE BIELSA : NOUVEAU REPORT


Initialement prévu le 16 juin dernier, l’examen du dossier UTN concernant la liaison entre l’entrée Nord du tunnel de Bielsa et la station de Piau-Engaly avait été reporté au 4 octobre.

On vient d’apprendre qu’un nouvel ajournement a été demandé par le maire d’Aragnouet, sans qu’une nouvelle date soit fixée.

Plus de détails

Mis en ligne le lundi 3 octobre 2011.


LE PROJET DE LIAISON PIAU - TUNNEL DE BIELSA SERA EXAMINÉ APRÈS L’ÉTÉ


Initialement prévue le 6 juin, la réunion de la commission chargée d’examiner le projet UTN de liaison par remontées mécaniques et pistes de ski entre l’entrée Nord du tunnel Aragnouet – Bielsa et la station de Piau – Engaly (H.P.) se déroulera finalement le 4 octobre à 14h30 à Toulouse, en préfecture de région. C’est à la suite des élections cantonales que ce report avait été décidé, la commission spécialisée du comité de massif – qui doit donner son avis sur le projet - étant amputée de 4 de ses membres sur 17 (collège des élus).

C’est au cours du prochain comité de massif, le 8 juillet 2011 que seront désignés les nouveaux membres de cette commission.

Par ailleurs, la pétition (en ligne et papier) lancée par l’ADPSG a dépassé les 10.000 signatures, ce qui déborde largement le cadre de la vallée d’Aure, et l’association a reçu le soutien de nombreux organismes attachés à la protection de la nature, mais aussi de professionnels de la montagne comme les accompagnateurs et les guides.

Mis en ligne le lundi 4 juillet 2011.


LIAISON PIAU TUNNEL DE BIELSA :
LE DOSSIER UTN EST CONSULTABLE



C’est du 15 avril au 16 mai que le dossier complet concernant cet important et controversé projet est consultable dans les mairies d’Aragnouet, Guchan et Bazus Aure, ainsi qu’en sous-préfecture de Bagnères-de-Bigorre ou en préfecture de Tarbes.
Mais il est également accessible sur Internet, ainsi que l’avis du préfet des Hautes Pyrénées,en se rendant sur le site de la mairie d’Aragnouet.

Les remarques, individuelles ou collectives, peuvent être envoyées par courrier avant le 16 mai à l’adresse suivante :

Madame la sous-préfète
Sous-préfecture de Bagnères-de-Bigorre
4, avenue Jacques Soubielle - BP 128
65201 BAGNÈRES-DE-BIGORRE CEDEX
 
 
 

Mis en ligne le samedi 24 avril 2011.


LIAISON PIAU - TUNNEL DE BIELSA : L’ARAGON S’ENGAGERA SI .


Le projet d’aménagement de trois remontées mécaniques (plus tous les équipements annexes, sauf le parc de stationnement de 500 places à la charge du département des hautes Pyrénées) entre l’entrée nord du tunnel Aragnouet - Bielsa et la station de Piau Engaly voir notre écho du 11 janvier devrait être financé en totalité par l’Espagne, à hauteur de 53 millions d’euros, selon un accord signé à Tarbes le 26 mars 2009 entre le président du gouvernement d’Aragon, Marcelino Iglesias, et la présidente du Conseil Général des Hautes Pyrénées, Josette Durrieu.

Mais il s’avère que cet engagement serait seulement un accord de principe, soumis à des conditions préalables bien précises : par exemple, l’accord ne s’appliquerait que si, d’ici le début de l’exécution des travaux, les conditions économiques et du marché s’étaient améliorées et si, au moment où débuteraient les travaux, ces importants investissements s’avéraient viables. À ce moment seulement, le gouvernement aragonais pourrait rechercher un promoteur privé ou à participation publique s’intéressant à l’affaire. Le projet devrait également être juridiquement irréprochable.

D’après Michel Geoffre, de France Nature Environnement 65, le gouvernement d’Aragon, dans une lettre du 18 novembre 2010 au maire d’Aragnouet, préciserait d’ailleurs les choses en démentant formellement être engagé financièrement dans ce projet d’aménagement touristique lourd.

De son coté, l’Association pour la défense et la protection des vallées pyrénéennes de Saux et de la Géla a mis en ligne un site Internet très bien fait et très complet, et propose aux internautes de signer une pétition pour s’opposer au projet.

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Port de Bielsa versant nord.
(Photo Gérard Raynaud).

Mis en ligne le lundi 21 mars 2011.


CAUTERETS ET LUZ ARDIDEN BIENTÔT RELIÉES ?


Le projet de liaison entre la station de Cauterets et le domaine skiable de Luz-Ariden fait son chemin. L’étude préalable à la constitution du dossier qui sera soumis aux UTN (Unités touristiques nouvelles) a été dévoilée courant janvier par le président du SIVOM de l’Ardiden. Il fait état d’une remontée lourde qui, côté Cauterets, partirait du secteur de Cancéru et rejoindrait le Lisey où un jardin d’enfants serait aménagé. De là, un télésiège rejoindrait la station de Luz-Ardiden et des pistes de descente seraient tracées depuis le col de Riou. Le domaine skiable de Luz y gagnerait une extension de 60 hectares. Côté Luz, la remontée partirait de Larise. L’étude prend en compte dans le coût du projet (2.173.500 €) les hivers sans neige à raison d’une mauvaise année sur cinq. La connexion pourrait devenir réalité en 2014.

Cependant, le 11 janvier, le préfet des Hautes-Pyrénées a, dans un courrier adressé au maire de Luz, mis un sérieux bémol à ce projet grandiose. Soulignant que sur les cinq communes du SIVOM de l’Ardiden, trois sont en situation financière délicate, et que, pour la station de Luz-Ardiden, la chambre régionale des comptes a mis en garde la Régie contre la réalisation d’investissements coûteux susceptibles de détériorer encore sa situation, le représentant de l’État incite à la plus grande prudence. Il fait également valoir que le recours à l’emprunt pour financer ces investissements aurait pour résultat de dérentabiliser le domaine skiable de Luz, ainsi que, dans une moindre mesure, celui de Cauterets.

Des solutions sont proposées pour réduire le plus possible le recours à l’emprunt : rattrapage tarifaire de Luz sur Cauterets, aides publiques, programme immobilier au pied des pistes pour dégager des plus-values foncières, et fusion des activités des deux régies de Luz et de Cauterets au sein d’une même entité.

La marge de manœuvre pour réaliser ces gros projets reste donc très limitée.

Mis en ligne le mardi 8 mars 2011.


LIAISON PIAU-ENGALY TUNNEL DE BIELSA


Ce projet, porté conjointement par le département des Hautes-Pyrénées et le gouvernement aragonais voir notre écho du 26 novembre s’inscrit dans le cadre d’une UTN (unité touristique nouvelle) dont le dossier a été déposé le 22 décembre 2010 en sous préfecture des Hautes-Pyrénées par la mairie d’Aragnouet.

Concrètement, l’entrée nord du tunnel serait dotée d’un parking de 500 places (1.5ha) d’où partirait un télésiège de 6 places qui monterait à la hourquette des Aiguillettes (2237 m) ; là, un deuxième télésiège descendrait dans la vallée de la Géla jusqu’au lieu-dit la Hourmagerie, où une télécabine enjambant la vallée permettrait de rejoindre les remontées mécaniques de Piau. Les télésièges donneraient chacun accès à une piste rouge et une piste bleue. Au parking de départ, viendraient s’ajouter un bâtiment technique de 400 m², des bâtiments administratifs et commerciaux sur 1500 m², ainsi qu’un tapis roulant et un télésiège 4 places vers la combe du port de Bielsa, sur une longueur de 832 mètres. Dans la vallée de la Géla, les gares du télésiège et de la télécabine seraient dotées d’un bâtiment de confinement de personnes (en cas de mauvais temps), stockage de matériel et toilettes. Par ailleurs, les pentes seraient sécurisées contre le risque avalancheux et de glissement de terrain, une retenue d’eau de 40.000 m³ serait créée pour alimenter des canons à neige, et une piste carrossable monterait à l’Aiguillette pour pouvoir intervenir en haut de la remontée mécanique.

L’ensemble de cet équipement serait financé par le gouvernement d’Aragon et la société Aramon.
Pour Jean Mounicq, maire d’Aragnouet : « il s’agit d’un grand projet européen, d’une coopération entre l’Espagne et la France. Le gouvernement d’Aragon a pris, par écrit, l’engagement de financer tout le projet. Il s’agit donc d’un investissement espagnol en totalité. Mais pour Piau-Engaly, il s’agit d’un projet très fort pour son économie. Les écologistes s’inquiètent, mais ils oublient que pour la plupart, ils ont pu venir dans nos vallées pour ouvrir des chambres d’ hôtes, des campings, grâce au tourisme induit par nos stations de ski. Ce ne sont pas des personnes qui viennent vivre ici 15 ou 20 ans qui vont imposer une politique de croissance 0 ».

Voir une analyse plus complète et des illustrations sur le site de Rémi Thivel

Le 21 décembre 2010, une réunion, à l’initiative de Michel Geoffre de France Nature Environnement 65, a eu lieu à Vielle-Aure afin de présenter le projet et de faire le point. Les participants à cette soirée ont décidé de créer une association afin de pouvoir être entendus et de suivre la progression du projet.

Compte rendu de cette réunion

Le 10 janvier 2011, l’Association pour la Défense et la Protection des Vallées Pyrénéennes de Saux et de La Gela a été créée.

Outre la protection des lieux, l’association a pour objectif immédiat de suivre le bon déroulement de la procédure UTN et d’informer les populations de l’avancée du projet.

Elle interviendra pour défendre ses intérêts autant que de besoin.

Mis en ligne le mardi 11 janvier 2011.


NOUVEAUX TÉLÉSIEGES


Pour cet hiver 2010-2011, les stations de sports d’hiver des Hautes-Pyrénées se sont équipées de deux nouveaux télésièges :
- A Piau-Engaly, en haute vallée d’Aure, le télésiège du Campbielh, long d’un peu moins de 1000 mètres, remplace deux vieux appareils, le Clot et le Cantoural. La nouvelle remontée a un débit de 1800 à 2000 personnes/heure et un temps de montée de huit minutes. Avec sa gare d’arrivée à une altitude de 2200 mètres, cette installation permet de gagner des zones de ski et d’en desservir trois, pour tous niveaux. Coût de l’investissement : 1 million d’euros.
- Sur le domaine du Tourmalet, le nouveau télésiège du secteur de Coume Lounque est en fait le résultat du transfert du télésiège quatre places de Hount Barrade. Sa nouvelle implantation supprime les deux anciens téléskis. Elle permet de récupérer de la surface skiable, d’ouvrir une piste supplémentaire et de doubler le débit en le faisant passer de 5000 à 10 000 skieurs/jour.

Mis en ligne le vendredi 26 novembre 2010.


SUPERBAGNÈRES (H.G.) S’OFFRE UNE NOUVELLE REMONTÉE MÉCANIQUE


Victime de la tempête Xynthia, le télésiège deux places d’Arbesquens a été démonté et remplacé par un engin quatre places ce qui permet de faire passer le débit de 600 personnes heure à 2 400 personnes, pour un coût de 4,1 millions d’euros, comprenant la remontée mais aussi tous les travaux annexes, comme les terrassements, le déboisement et le reboisement.

Parallèlement, le téléski de Sarnailles et le télésiège du Quayrat, qui n’a jamais été opérationnel, ont également été démontés, et le réseau de canons à neige a été reconfiguré en fonction de la nouvelle remontée. Celle-ci est la première à être construite à Superbagnères depuis 25 ans.
Par ailleurs, une étude est en cours sur le réaménagement complet de la station et du plateau de Superbagnères, nous aurons l’occasion d’en parler en temps utile.

Mis en ligne le vendredi 26 novembre 2010.


L’EXTENSION DE PIAU ENGALY EST À L’ÉTUDE


On sait que le département des Hautes-Pyrénées et le gouvernement d’Aragon travaillent à un projet commun consistant à relier la station de Piau Engaly (où se trouvent les pistes) au tunnel Aragnouet–Bielsa pour doter la haute vallée du Cinca (qui possède les hébergements) d’un domaine skiable.

Des trois possibilités de liaison sur les rangs, une –celle qui passait au plus bas – a été écartée ; des deux restantes, une atteindrait la base de la station de Piau, tandis que l’autre passerait par une cote intermédiaire. Dans les deux cas, trois remontées seraient nécessaires (télécabines et télésièges) pour relier l’entrée nord du tunnel à Piau Engaly. Cette entré Nord verrait l’aménagement d’un parking et la construction de divers édifices de services.

L’investissement total avoisinerait les 44 millions d’euros. Enfin, - gardons le meilleur pour la fin - cet aménagement n’aurait pas d’impact environnemental parce qu’il ne pénètrerait pas en territoire protégé. On peut déjà se douter que cette conception de l’impact environnemental risque fort de ne pas faire l’unanimité.

Mis en ligne le vendredi 26 novembre 2010.


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