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N° 246 – Avril 2011 – Bulletin pyrénéen n° 488

Chasseur britanniques au XIXe siècle Dossier (suite) : à la découverte du deuxième carnet de montagne d’Henri Ferbos
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Couverture : Sir Victor Brooke, 1890, un an avant sa mort. Héliogravure parue dans Sir Victor Brooke, sportsman naturalist, Londres, 1894, par Leslie O. Stephen (le père de Virginia Woolf), d’après une photographie du Palois Félix Subercaze.

 

 Sommaire

02 Éditorial par Jean-François Labourie
05 Les chasseurs britanniques dans les Pyrénées et leurs chasses au grands gibiers : ours, isards et bouquetins par Alain Bourneton
23 L’épopée du fer par Louis Auclair
37 À la découverte du deuxième carnet de montagne d’Henri Ferbos par Jean-Paul Chaintrier et Jacques Harang
49 Sur de vieilles traces, le Batoua « à l’ancienne » par Gérard Raynaud
55 Trésors des cartes postales pyrénéennes : les frères Spont par Pierre Sarthoulet
67 Le monastère de Saint-Orens en Lavedan, histoire d’un sauvetage au long cours par Laure Latanne Bey
79 Émile Vinet, révélateur du « panorama Fittère » par Louis Lanne
87 Nos auteurs par Gérard Raynaud
89 Chroniques par Gérard Raynaud

À lire aussi :
La photo et les mots, p. 4
Trait d’union, p. 48
In memoriam - Hommage à Jean Vivant (1923 - 2010), p. 107
Compte rendu de l’assemblée générale du 5 février 2011, p. 111

 Éditorial

par Jean-François LABOURIE
Ce numéro marque une étape importante dans la vie de notre revue, avec la création de l’espace documentaire de notre site ­internet. Réservé aux abonnés, il ouvre de riches perspectives ­éditoriales, grâce à sa capacité de stockage quasi illimitée. D’un coup d’un seul, la revue Pyrénées, goélette de papier, est escortée dans son sillage par un cargo électronique.

Les auteurs possèdent désormais un outil dynamique de documentation – écrite et graphique – de leurs articles. Il est loin le temps où nos prédécesseurs devaient faire imprimer chez Royer à Nancy une double page de photographies noir et blanc, seule illustration du Bulletin pyrénéen.

Tous nos remerciements s’adressent à Jean Marchadier, notre webmaster pyrénéiste, qui a réalisé la délicate construction de cet outil, ainsi qu’à Jean-Paul Chaintrier qui a dactylographié l’ensemble des manuscrits d’Henri Ferbos, le premier document présenté.

La revue et le site internet forment plus que jamais une cordée indéfectible. Rappelons d’ailleurs que le site propose un moteur de recherche bien utile sur les ­sommaires de Pyrénées depuis 1950.

Cependant, il faut affiner notre réflexion quant à la finalité de ce nouvel espace documentaire. Est-il un simple espace de stockage ? Sous quelle forme ? Pour quel type de document ? En quoi va-t-il modifier l’écriture des articles ? Ne doit-il pas aussi proposer des instruments d’aide à la recherche ?

Quant au présent numéro, il nous présente sous un jour nouveau les chasseurs britanniques du XIXe siècle. Alain Bourneton argumente notamment contre une thèse généralement admise, à savoir que ces chasseurs ont éradiqué les bouquetins de la vallée d’Ordesa (voir J. Duloum, Les Anglais dans les Pyrénées, 1970, pp. 516-517.). Affronter, apprécier et critiquer les vérités établies parfois hâti­vement : voilà une vocation importante de notre revue.

Louis Auclair nous décrit ensuite la passionnante épopée du fer dans la partie orientale des Pyrénées.

Gérard Raynaud nous fait découvrir un autre eldorado, le Pic de Batoua, sommet de la vallée d’Aure. Par une voie d’ascension oubliée, il nous revigore en mémoire cette grande montagne, un peu délaissée par les écrits pyrénéistes.

Quant à Pierre Sarthoulet, il nous expose les cartes postales ­éditées par les frères Spont. Une occasion de découvrir cette fratrie luchonnaise.

Par-delà les siècles, Laure Latanne-Bey nous dévoile l’ancienne abbaye de Saint-Orens, ce joyau de l’architecture religieuse des Hautes-Pyrénées. Elle pose avec acuité une question patrimoniale importante : comment mettre en valeur aujourd’hui ces vénérables ruines ? Elle apporte des réponses concrètes.

Enfin, Louis Lanne révèle l’histoire d’un homme et d’un livre, le combat d’Émile Vinet pour publier le livre « le plus long » sur les Pyrénées. Bravo Émile !

Bien sûr, la publication des extraits des carnets Ferbos se ­poursuit.

Bonne lecture.

 Présentation des articles

LES CHASSEURS BRITANNIQUES DANS LES PYRÉNÉES ET LEURS CHASSES AU GRANDS GIBIERS : OURS, ISARDS ET BOUQUETINS par Alain Bourneton

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Our camp, "notre camp", au pied du Tozal del Mallo, gravure d’Edward Whymper, le vaiqueur du Cervin en 1865, extrait de Short Stalks, Londres, 1893, par Edward N. Buxton.
(Photo D.R.)

Alain Bourneton nous entraine sur les traces des grands chasseurs britanniques du XIXe siècle, qui firent le tour du monde, à l’affût des gibiers les plus prestigieux. Dans cette optique, traquant ours, bouquetins et isards, ils participèrent aussi à l’exploration des Pyrénées et même à leur aménagement, tel Buxton qui installa les clavijas du cirque de Cotatuero.

L’auteur replace dans leur contexte ces sportsmen, tels Edward North Buxton ou Sir Victor Broocke, liés bien sûr à la communauté anglaise de Pau.

Alain Bourneton présente l’originalité cynégétique de ces chasseurs, qui tiraient avec discernement, privilégiant la qualité du gibier à la quantité. Il argumente de même contre une thèse établie, pourfendant l’idée selon laquelle les britanniques avaient éradiqué les bouquetins de la vallée d’Ordesa. En ce sens, l’auteur réhabilite ces chasseurs en de véritables gentlemen pyrénéistes !

L’ÉPOPÉE DU FER par Louis Auclair

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Réservoir supérieur de la forge de Gincla (Aude vallée de la Boulzane).
(Photo Louis Auclair).

Jusqu’au XIXe siècle, les Pyrénées étaient réputées être un eldorado minier. Cette promesse sera démentie au cours du XXe siècle : certes les vallées pyrénéennes recèlent de nombreux gisements de minerai, mais ceux-ci s’avèrent de taille modeste, non rentable.

Louis Auclair dépeint la longue épopée du fer, qui a débuté il y a 3400 ans, à « l’âge du fer ». Il décrit les techniques successivement mises en œuvre par les pyrénéens pour extraire ce fer, au gré des réserves en bois (nécessaire au charbon alimentant les forges) et en minerai. Cette activité économique prometteuse n’aboutit jamais en fait au stade de l’industrialisation. Cependant, elle « a façonné les paysages forestiers montagnards et reste (…) un élément important du patrimoine industriel et historique des Pyrénées. »

DOSSIER : À LA DÉCOUVERTE DU DEUXIÈME CARNET DE MONTAGNE D’HENRI FERBOS par
Jean-Paul Chaintrier et Jacques Harang

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Course 355 ; le pic Lavigne (vallée d’Ossau), 11 janvier 1989. Jacques Harang sous le sommet.
(Photo Henri Ferbos).

Nous poursuivons, grâce au travail rigoureux de Jean-Paul Chaintrier et de Jacques Harang, le journal pyrénéiste du « philosophe de l’altitude ». Les extraits de ce deuxième carnet nous entrainent, de 1978 à 1991, de « son » arête Ferbos au Néouvielle jusqu’au Montcalm, du Malibierne au Pic d’Enfer. Longue caracole de ce philosophe des Pyrénées, qui a marqué de nombreuses générations d’élèves du lycée Louis Barthou de Pau !

L’intégralité des deux premiers carnets d’Henri Ferbos est désormais accessible aux abonnés sur le site www.revue-pyrenees.com.

SUR DE VIEILLES TRACES, LE BATOUA « À L’ANCIENNE »
par
Gérard Raynaud

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Cortail de Batoua.
(Photo Gérard Raynaud).

Le Batoua (3 034 m), le sommet de la vallée d’Aure, est un monarque austère qui fait fuir les courtisans. Gérard Raynaud aime ce type de montagne secrète, ses itinéraires dévient toujours de la voie normale. Il nous offre ici le Batoua « à l’ancienne », un itinéraire décrit dans le guide Joanne, tombé dans l’oubli. Par Frédancon et le Cortail de Batoua, Gérard Raynaud remonte cette voie sauvage, profitant de la neige printanière pour gravir la croulante raillère aboutissant au col 2 685 m.

TRÉSORS DES CARTES POSTALES PYRÉNÉENNES :
LES FRÈRES SPONT par
Pierre Sarthoulet

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Cauterets. Glacier d’Ossoue - Grotte de glace.

Pierre Sarthoulet présente une nouvelle collection de cartes postales produite par deux nouvelles figures pyrénéistes : Henri et Marcel Spont. Tout en retraçant la biographie inédite de cette fratrie luchonnaise, l’auteur souligne l’ambition qu’ils plaçaient dans le cliché photographique pour promouvoir les Pyrénées. L’originalité des vues de haute montagne et la qualité graphique des cadrages signent la marque de fabrique des frères Spont.

LE MONASTÈRE DE SAINT-ORENS EN LAVEDAN, HISTOIRE D’UN SAUVETAGE AU LONG COURS par Laure Latanne Bey

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Lithographie du prieuré de Saint-Orens en Lavedan, datée de 1833, desinée par Louise-Joséphine Sarazin de Belmont.
(Photo D.R.).

Laure Latanne-Bey présente non seulement l’histoire millénaire du prieuré de Saint-Orens en Lavedan, situé au-dessus de Pierrefitte-Nestalas (65), mais elle nous explique aussi pourquoi et comment l’association qu’elle dirige entend conserver le vénérable monument. Comment mettre en valeur ces vestiges ? Comment les intégrer dans le paysage ? Comment mener à bien concrètement les opérations de sauvetage ?

ÉMILE VINET, RÉVÉLATEUR DU « PANORAMA FITTÈRE »
par
Louis Lanne

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Émile Vinet aujourd’hui à la Rochelle. Joseph Fittère... hier au Pic du Midi.
(Photo B. Vinet-Garcia).

Louis Lanne présente la longue histoire de la publication du livre Les Pyrénées vues du Pic-du-Midi de Bigorre, édité à la fin de l’année 2010 par les éditions Monhélios. Livre remarquable par sa forme : contenant un panorama photographique dépliant de douze mètres, il est assurément le livre le plus long sur les Pyrénées, comme le Melling est le plus volumineux. Livre issu de la passion conjuguée de deux amoureux de l’observatoire du Pic-du-Midi de Bigorre : Joseph Fittère et Emile Vinet. Ce dernier a réussi, au prix de longues années de persévérance (au cours desquelles il publia une ébauche dans Pyrénées N° 173), la prouesse de réaliser ce panorama, à partir des clichés de Joseph Fittère, météorologiste au Pic, et de trouver un éditeur, un imprimeur et un relieur assez audacieux pour se lancer dans la fabrication d’un tel ouvrage.

Ce panorama s’inscrit dans l’histoire héroïque du pyrénéisme, celle des officiers géodésiens qui firent dès 1825 les premiers tours d’horizon sur les hauts sommets pour tracer les cartes d’état major ; il se rapporte aussi à l’histoire personnelle du lecteur qui cherche à identifier, au sein de cette vaste « photo de famille », tel ou tel sommet.






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